Pour mieux comprendre l'impact du secteur agricole dans les bassins versants de l'Estrie, cette section du site présente trois indicateurs géoréférencés.
Les indicateurs de pression agricole utilisés dans ce site servent à mettre en relation quelques caractéristiques du territoire. L'exercice aide à mieux comprendre l'impact de l'activité agricole et à comparer les différents bassins versants entre eux. Ils sont présentés sous forme de ratio.
Ces ratios, à eux seuls, n'expliquent pas toutes les relations complexes qui existent entre le milieu naturel et l'utilisation du territoire. Il faut donc être très prudent dans l'interprétation.
Trois indicateurs ont été retenus
Trois indicateurs ont été retenus, car ils permettent de mieux comprendre le phénomène de pollution diffuse d'origine agricole
Superficie totale en culture par rapport à la superficie terrestre du bassin versant.
Superficie en cultures annuelles par rapport à la superficie totale en culture du bassin versant.
Charge animale par rapport à la superficie totale en culture du bassin versant.
Superficie totale en culture par rapport à la superficie terrestre du bassin versant (%)
L'indicateur Superficie totale en culture par rapport à la superficie terrestre du bassin versant (%) fait voir la proportion du bassin qui est consacrée aux cultures. Plus l'indicateur est élevé, plus la vocation du territoire est agricole. Cliquez ici pour voir la carte.
En Estrie, cette proportion ne dépasse jamais 50 %. Il est généralement admis que, lorsque plus de 30 % d'un bassin est mis en culture, on observe un dépassement des critères de qualité pour la teneur en phosphore des cours d'eau.
Sources:
PATROINR, M. et M. SIMONEAU (2002). « Impacts de l'agriculture intensive sur la qualité de l'eau des rivières au Québec», Vecteur Environnement, vol 35, No 1, p. 61 à 66, cité par ANSEAU,Colette (2003) « Des forêts et des eaux», Revue d'études des Cantons-de-l'Est, no 23, Centre de recherche des Cantons de l'Est
Superficie en cultures annuelles par rapport à la superficie totale en culture (%)
L'indicateur Superficie en cultures annuelles par rapport à la superficie totale en culture (%) présente la proportion des cultures annuelles par rapport à l'ensemble des cultures du bassin versant.
Comparativement aux plantes pérennes, les cultures annuelles sont semées au printemps et récoltées à l'automne, ce qui implique un travail du sol après la récolte ou avant le semis. Les cultures annuelles sont donc associées à une exposition accrue du sol par l'absence de couverture végétale durant une partie de l'année ainsi qu'à une réduction de la stabilité structurale du sol. Comme le sol laissé à nu entraîne généralement une augmentation de l'érosion éolienne et hydrique et une exportation des sédiments et des fertilisants vers le milieu hydrique, cet indicateur traduit la sensibilité à l'érosion des sols cultivés sur le bassin versant.
Cependant, cet indicateur ne permet pas de prédire l'intensité des pertes de sol par érosion hydrique dans un bassin. D'autres critères comme le type de sol, les pentes et les pratiques agricoles, entre autres, sont nécessaires à une évaluation plus précise.
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Charge animale par rapport à la superficie totale en culture (unité animale/hectare) du bassin versant
L'indicateur Charge animale par rapport à la superficie totale en culture (unité animale par hectare) du bassin vesant permet de mettre en relation la quantité d'éléments fertilisants provenant des élevages avec la capacité de réception des sols pour ces mêmes éléments fertilisants. Plus le ratio est élevé, plus la quantité de déjections animales à épandre sur les terres cultivées sera élevée. Une charge fertilisante supérieure aux besoins des plantes entraînera un enrichissement du sol en éléments fertilisants. Le risque de perte de ces éléments vers le milieu hydrique sera alors augmenté.
L'état d'équilibre entre la charge en phosphore provenant des élevages et la capacité réceptrice des sols est d'environ une unité animale à l'hectare. Au-delà de ce ratio, on observe un lent enrichissement des sols en phosphore.
En Estrie, les zones de production agricole intensive ont un ratio qui se situe généralement entre 1,3 et 1,6 unité animale/hectare. Cependant, aucun bassin versant de l'Estrie n'est considéré comme étant en surplus de phosphore.
Certains petits bassins peu agricoles ont parfois des ratios supérieurs à 2 unités animales/hectare. Cela s'explique par l'impossibilité de connaître exactement la destination finale des déjections animales sur le territoire. La présence d'une unité de production animale dans un bassin donné ne signifie pas nécessairement que les déjections produites soient épandues dans ce même bassin, en particulier si l'unité de production est localisée en périphérie du bassin. Dans l'impossibilité de connaître la destination finale des déjections, nous devons supposer que chaque unité de production animale dispose de ses déjections dans le bassin où elle se trouve.
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