Choix de l'espèce

Le choix d'une espèce de poisson d'élevage se fait en fonction de plusieurs facteurs :

  • les marchés possibles pour les produits 
  • les prix de vente des produits pour cette espèce
  • le potentiel biophysique du site de production : quantité d"eau disponible et sa qualité 
  • la disponibilité des juvéniles pour démarrer la production

Par son potentiel biophysique et son climat nordique, le Québec convient bien à la création d'habitats aquatiques favorables aux salmonidés ainsi qu'à leur élevage.

Les salmonidés

Les eaux du Québec sont principalement peuplées par les salmonidés, et plus particulièrement par l'omble de fontaine, l'espèce indigène la plus commune. Ce salmonidé constitue ainsi le premier choix pour l'élevage destiné au marché de l'ensemencement. Cependant, cette espèce est sensible aux maladies et beaucoup plus difficile à produire que la truite arc-en-ciel, une espèce exotique introduite au Québec. L'approvisionnement en juvéniles d'omble de fontaine est saisonnier et s'effectue auprès de fournisseurs québécois d'oeufs et d'alevins. Cette production s'est développée presqu'exclusivement au Québec.

Un autre salmonidé, la truite arc-en-ciel, est produit principalement pour la consommation, mais aussi pour l'ensemencement dans certains plans d'eau où l'espèce a été introduite dans le passé. Les quantités produites de cette espèce dans la province ne comblent pas les besoins des consommateurs, les importations de truite arc-en-ciel destinées à la consommation dépassent la production.

Comparativement à l'omble de fontaine, la truite arc-en-ciel se prête plus facilement à l'élevage :

  • Elle résiste aux maladies.
  • Elle supporte bien l'entassement en bassin.
  • Elle est sexuellement mature une année plus tard que l'omble de fontaine, ce qui lui permet d'atteindre plus facilement la taille recherchée pour le marché de la consommation.

Contrairement à l'omble de fontaine, l'élevage de la truite arc-en-ciel n'est autorisé que dans quelques régions du Québec.

L'élevage de l'omble chevalier est réservé presque exclusivement au marché de la consommation. Cette espèce étant très peu présente à l'état naturel dans les plans d'eau des zones ensemencées, les possibilités d'ensemencement sont très limitées.

Le marché de la pêche sportive : L'omniprésence des salmonidés et l'abondance des plans d'eau au Québec ont favorisé le développement de la pêche sportive. Ce marché représente au-delà de 5 000 000 de poissons annuellement. Cette production est indispensable, car les productions naturelles ne pourraient supporter les besoins de la pêche sportive.

Les prix de vente des salmonidés sur le marché de l'ensemencement sont, par ailleurs, plus élevé sur le marché de la consommation.

Les espèces d'eau tiède

Les espèces d'eau tiède, telles que le doré, la perchaude et l'achigan sont également présentes dans le couloir fluvial et les bassins versants de grandes rivières situées à l'ouest et au sud du territoire québécois, où la température de l'eau est plus élevée et l'habitat des herbiers leurs sont favorables.

Réservées au marché de l'ensemencement, ces espèces font l'objet d'une faible production dans quelques rares entreprises du Québec. Elles constituent une possibilité intéressante de faire de la production piscicole là où les conditions ne sont pas favorables à l'élevage des salmonidés parce que l'eau est trop chaude. Un marché pour l'ensemencement de juvéniles d'espèces d'eau tiède tend à se développer.

Des difficultés majeures se présentent dans ces élevages parce que les technologies de production ne sont pas aussi bien connues et maîtrisées que pour l'élevage des salmonidés. Entre autres, les oeufs nécessaires à l'élevage de ces espèces proviennent principalement de poissons capturés dans la nature chaque année et la fertilisation optimale des étangs pour le nourrissage larvaire est difficile.

Les zones aquacoles

Le Règlement sur l'aquaculture et la vente des poissons, établi en vertu de la Loi sur la conservation et la mise en valeur de la faune (C-61.1), délimite l'exploitation piscicole sur le territoire québécois.

Cette législation vise à protéger l'intégrité de la faune sauvage en encadrant la production piscicole et les activités d'ensemencement et de transport de poissons sur le territoire. Elle s'appuie sur le principe que l'élevage, le transport et l'ensemencement d'une espèce ne sont permis qu'aux endroits où les poissons à ensemencer ne nuisent pas à ceux du milieu naturel.

Le Québec est ainsi subdivisé en zones aquacoles où sont autorisées certaines espèces de poissons et certaines activités piscicoles.

En savoir plus sur les différentes espèces piscicoles à produire au Québec :

Permis et certificat

Pour en savoir plus sur les lois et règlements relatifs à l'aquaculture en eau douce, consultez la section Encadrement réglementaire.


Dernière mise à jour : 2016-12-12

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