Enjeux sectoriels

L'aquaculture constitue aujourd'hui un secteur d'activité économique de première importance dans la plupart des pays industrialisés. En contraste avec l'industrie traditionnelle des pêches, laquelle a connu un plafonnement sinon un déclin des biomasses exploitables au cours des dernières décennies, l'aquaculture est plutôt caractérisée par le taux de croissance le plus élevé au sein des productions bioalimentaires mondiales.

Croissance de la production mondiale de l'aquaculture depuis 1950

  • environ 5 % par an de 1950 à 1969
  • 8 % par an au cours des années 1970 et 1980
  • plus de 10 % par an depuis 1990

En 2000, l'aquaculture a contribué à plus de 45 millions de tonnes, soit l'équivalent de plus du tiers des débarquements mondiaux destinés à la consommation humaine.

L'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) estime que, d'ici 2030, la production globale de l'aquaculture atteindra 118 millions de tonnes, soit trois fois son niveau actuel. Les volumes aquacoles ainsi produits équivaudront à plus de 50 % des débarquements mondiaux.

L'aquaculture au Québec

En 2006, la valeur de la production aquacole québécoise était de 12,4 millions $ - dont 10,3 millions $ (83 %) pour la production en eau douce et 2,1 millions $ pour la production en eau marine.

Caractéristiques de l'industrie québécoise de l'aquaculture en eau douce

  • une production fondée quasi exclusivement sur l'élevage de la truite arc-en-ciel et de l'omble de fontaine
  • un volume de production ayant passé de 150 tonnes à 2 200 tonnes 1978 et 1998 - ce qui correspond à un taux de croissance annuel moyen de 15 %
  • un nombre de 140 piscicultures actives en 2006

Malgré une croissance soutenue, la production québécoise ne comblait encore récemment que 30 % du marché intérieur de la consommation des produits aquacoles.

Impacts économiques de l'aquaculture en eau douce

Une étude réalisée en 2001 par le Groupe de recherche en économie et politique agricoles (GREPA) de l'Université Laval soulignait que, pour l'année 1999, l'importance économique de l'ensemble de la filière aquacole d'eau douce se mesurait comme suit :

  • des dépenses directes et indirectes de 65,4 millions $
  • un apport au PIB qui se situait à 14,5 millions $
  • une valeur ajoutée de 100 $ dans les activités aquacoles - qui entraîne une valeur ajoutée de 51 $ dans les autres secteurs de l'économie (fournisseurs)
  • la création de 100 emplois dans l'industrie entraînait 43 nouveaux emplois dans les autres secteurs de l'économie

Cette étude estime le nombre d'emplois générés par cette industrie à 366 personnes-années dont 258 emplois directs

Importance de l'aquaculture en eau douce au plan du développement régional québécois

Les piscicultures exercent leurs activités à l'intérieur de 17 régions agricoles. Cette situation contraste avec la production aquacole de plusieurs intervenants sur la scène canadienne ou mondiale qui, au contraire, ont misé sur une stratégie de concentration géographique de leurs activités. À certains égards, leur stratégie de concentration, bien qu'elle comporte d'indéniables avantages en termes de l'organisation sectorielle, comporte aussi des inconvénients, particulièrement au plan de la vulnérabilité économique et environnemental.

 
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Dernière mise à jour : 2011-02-09

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