Faits saillants sur les produits de la pêche et de l’aquaculture

Savez-vous que votre poissonnier peut vous aider à identifier les poissons et les fruits de mer élevés ou pêchés au Québec? Il connaît la provenance des produits qu’il met en vente et il peut vous guider au fil des saisons pour connaître les produits frais.

Si vous recherchez les produits d’ici, repérez également la certification « Aliments du Québec » sur les emballages. La certification est bien implantée dans le secteur des poissons et des fruits de mer au Québec.

Amateur de poissons et de fruits de mer? Savez-vous que…

Plus de 52 % des espèces, selon les volumes débarqués, tirent avantage d’une écocertification.

De nombreux consommateurs et distributeurs alimentaires exigent des poissons et des fruits de mer issus de pratiques de pêche et d’aquaculture respectueuses de l’environnement. Le Marine Stewardship Council (MSC) est l'organisme le plus reconnu au monde en ce qui a trait à l'écocertification des pêcheries. La certification du MSC vise à améliorer et à mettre en évidence la gestion responsable des pêches.

Au Québec les pêcheries qui profitent de la certification du MSC sont les suivantes :

  • le homard des Îles-de-la-Madeleine
  • le homard de la Gaspésie
  • la crevette nordique
  • le crabe des neiges du sud du golfe du Saint-Laurent.

Des travaux sont en cours en vue d'accorder l’écocertification au flétan du Groenland. Grâce à cet ajout, le pourcentage des espèces québécoises certifiées par le MSC s’élèverait à près de 57 %. Il pourrait même atteindre plus de 70 % si le crabe des neiges de la Côte-Nord obtenait aussi l’écocertification du MSC.

Les pêcheurs et les aquaculteurs font appel à des pratiques responsables.

Les différentes pêcheries au Québec sont gérées de manière à appuyer la conservation et l’utilisation durable de la ressource. Parmi les mesures de gestion, on trouve :

  • le contrôle de la pression de pêche
  • l’établissement de quotas
  • des mesures pour l’atténuation des prises accessoires
  • l’établissement de tailles de capture réglementaires
  • des avis scientifiques sur l’évaluation de l’état des stocks.

L’aquaculture au Québec doit respecter de nombreux règlements qui encadrent l’exploitation des espèces et qui limitent les effets possibles des activités aquacoles sur l’environnement. La capacité du milieu est aussi prise en considération dans le choix des lieux d’élevage piscicole.

L’industrie de la pêche est essentielle à la vitalité économique des régions maritimes.

Chaque année, le secteur des pêches génère près de 8 000 emplois directs dans les régions maritimes du Québec, sans compter les emplois qui sont connexes au secteur. Les emplois liés à l’industrie des pêches dans ces régions réunissent :

  • les pêcheurs
  • les aides-pêcheurs
  • le personnel des usines de transformation.
Les poissons et les fruits de mer comptent parmi les aliments les plus négociés dans le monde.

La pêche et l’aquaculture donnent accès à des produits faisant partie d’une saine alimentation, mais aussi à des sources de revenus. Jamais dans l’humanité les humains n’ont été aussi dépendants des poissons et des fruits de mer pour assurer leur survie et leur bien-être. Certains pays sont des exportateurs nets de poissons et fruits de mer, tandis que d’autres sont des importateurs. Aussi, certaines récoltes sont expédiées dans des pays étrangers pour y être transformées, avant d’être exportées partout dans le monde.

La qualité des produits marins du Québec est reconnue mondialement.

Le secteur des poissons et des fruits de mer du Québec a exporté pour une valeur de 285,4 millions de dollars en 2015.

Principales destinations :

  • les États-Unis, qui reçoivent 80,1 % des exportations (228,6 millions de dollars)
  • l’Asie, 10,6 % (30,3 millions de dollars)
  • l’Europe, 5,0 % (14,6 millions de dollars)
  • les Antilles, 2,9 % (8,5 millions de dollars).

Principales espèces exportées :

  • le crabe des neiges, qui représente 40,8 % des exportations (l’équivalent de 116,5 millions de dollars)
  • le homard, 33,6 % (96 millions de dollars)
  • la crevette nordique, 5,8 % (16,5 millions de dollars).
Une fois transformés, les poissons et les fruits de mer sont disponibles toute l’année.

Les activités de pêche au Québec doivent avoir lieu durant des périodes précises déterminées notamment selon :

  • la biologie des espèces
  • l’état des stocks
  • les quotas autorisés
  • les conditions météorologiques.

Les produits de la pêche dans les régions maritimes ne sont pas offerts frais à longueur d’année dans les comptoirs des poissonneries. Cependant, certains produits sont pêchés pour être congelés et transformés. Cela permet aux consommateurs d’avoir accès à des produits québécois durant toute l’année. Les produits de l’aquaculture sont, quant à eux, offerts frais aux consommateurs toute l’année.

Le crabe des neiges, la crevette nordique, le homard et le flétan du Groenland sont les principales espèces pêchées.

Les crustacés composent les principaux débarquements au Québec aux chapitres du volume et de la valeur. Le crabe des neiges, le homard et la crevette nordique assurent à eux seuls plus de 87 % de la valeur des captures en 2015. Pour ce qui est des poissons, le flétan du Groenland est l’espèce la plus importante au Québec.

Parmi les différentes espèces débarquées au Québec, on trouve :

  • l’oursin
  • la mactre de Stimpson
  • le buccin
  • le concombre de mer.
L’aquaculture se pratique tant en eau douce qu’en milieu marin.

L’aquaculture se pratique dans l’ensemble de la province. L’élevage en eau douce des poissons de la famille des salmonidés représente la portion la plus considérable de la production aquacole. Les espèces qui prédominent sont la truite arc-en-ciel et l'omble de fontaine.

Il existe trois marchés pour les produits issus de l’aquaculture en eau douce, à savoir :

  • l’ensemencement
  • les étangs de pêche
  • le marché de la table.

Les principales espèces mises en valeur dans l’aquaculture en eau salée sont les moules, les huîtres et les pétoncles. Le marché de la consommation représente le principal débouché pour les mollusques issus de l’aquaculture. La mariculture se pratique essentiellement dans les régions maritimes du Québec.

Des homardiers fixent une étiquette aux pinces des homards du Québec pour mieux les repérer.

Le marché du Québec constitue un débouché important pour le homard. Les homardiers de la Gaspésie et des Îles-de-la-Madeleine ont instauré un système d’identification du homard du Québec qui garantit au consommateur que le homard qu’il achète est bel et bien pêché ici.

 
Ne pas remplir ce champs

Dernière mise à jour : 2016-05-20

Menu de bas de page

Aller au Portail du gouvernement du Québec
© Gouvernement du Québec, 2017