Apiculture urbaine

L’apiculture urbaine consiste à élever des abeilles en ville. De plus en plus de citoyens choisissent d’accueillir ces insectes pollinisateurs afin de contribuer, à leur façon, à la production locale de nourriture.

Voici quelques éléments à prendre en considération avant de vous lancer :

Formation

Le démarrage d’un rucher urbain ne doit pas être pris à la légère. L’apprenti apiculteur doit suivre une formation de qualité afin de pouvoir assurer un suivi rigoureux des abeilles tout au long de l’année.

Les établissements et organismes suivants offrent des cours reconnus :

  • Centre de formation agricole de Mirabel
  • Collège d’Alma
  • Collège de Lévis-Lauzon
  • Collège de Victoriaville
  • McGill Apicultural Association
  • Coopérative de solidarité Miel Montréal
  • Des associations d’apiculteurs.

Autres options :

  • Se jumeler à des apiculteurs d’expérience en se joignant à un collectif apicole. Cette option permet de compléter la formation reçue.
  • Recevoir un service « clé en main » d’entreprises ou d’organismes qui installent les ruches et offrent la formation à domicile.

Emplacement des ruches

Il est essentiel que le voisinage soit avisé de la présence de ruches dans les environs et qu’il soit informé de tous les aspects liés à la présence d’abeilles.

Le lieu choisi doit être :

  • facile d’accès, pour permettre le transport du matériel et les travaux d’entretien,
  • ensoleillé et protégé du vent
  • à l’abri des curieux, des animaux et des facteurs de stress (bruit, poussière, etc.)
  • à proximité d’une source d’eau.

La ruche doit être :

  • placée de manière à ce que la trajectoire de vol des abeilles ne gêne pas le voisinage
  • surélevée par rapport au sol
  • dirigé vers le sud-est.

Important : Le lieu choisi ne doit pas être constamment exposé au soleil.Un minimum d’ombre doit être fourni à la ruche durant la journée.

Le potentiel mellifère du secteur doit être pris en considération dans le choix d’un emplacement, tout comme le nombre de ruches installées dans les environs. Si des ruches sont déjà présentes sur le territoire en grand nombre, il est préférable de se joindre à un projet apicole existant.

Réglementation au Québec

Vous devez veiller à respecter la réglementation provinciale.

  • Une ruche ne peut être située à moins de 15 mètres d’une voie publique ou d’une habitation, sauf exception.
  • Il est obligatoire d'enregistrer les ruches au MAPAQ.
  • Le nom et l’adresse du propriétaire doivent être apposés sur la ruche.
  • Les ruches sans cadres mobiles (de type Warré) sont interdites au Québec.

Il est important de se renseigner auprès de sa municipalité pour connaître les règlements supplémentaires qui peuvent s’appliquer.

Équipement

Afin de s’équiper convenablement, un investissement de départ d’environ 600 $ est nécessaire (à l’exclusion de l’extracteur).

Attention : Si l’équipement utilisé est usagé ou partagé, il faut s’assurer qu’il a été soigneusement stérilisé. Plusieurs maladies transmissibles seront ainsi évitées.

Équipement nécessaire :

  • des vêtements de protection
  • une ruche (ex. : nucléus, plateau, hausses, cadres, entre-couvercles, couvercle)
  • des outils (ex. : voile, lève-cadre, enfumoir)
  • un équipement d’extraction (ex. : extracteur, pots, filtre, déshumidificateur).

Prévoyez également un bâtiment apicole. Cet espace doit être clos, alimenté en eau courante et salubre pour l’extraction et la manipulation du miel et des autres produits de la ruche.

Contrôle des maladies et des parasites de l’abeille

L’apiculteur a la responsabilité de maintenir la santé de ses ruches selon la Loi sur la protection sanitaire des animaux (RLRQ, chap. P-42). Il doit donc rester informé des moyens de dépistage et de contrôle des maladies et des parasites s’attaquant aux abeilles.

Le suivi sanitaire des colonies d’abeilles est essentiel non seulement pour assurer le bien-être de l’espèce, mais aussi pour protéger l’industrie apicole. En effet, les abeilles malades sont susceptibles de contaminer les colonies environnantes.

Le MAPAQ planifie et coordonne des activités de surveillance pour protéger la santé des abeilles.

Essaimage

L’essaimage survient lorsqu’une ruche est surpeuplée. La moitié des abeilles abandonnent alors la colonie pour en fonder une nouvelle. Cette situation représente un réel problème en milieu urbain. Par exemple, si l’essaim s’installe dans un arbre du voisinage, il pourrait incommoder les résidents du secteur. De là l’importance pour l’apiculteur d’assurer une gestion avisée et un suivi régulier de ses ruches.

Culture des espèces mellifères

Il est possible d’augmenter le potentiel mellifère urbain en cultivant ou en favorisant la croissance de certaines espèces végétales qu’apprécient les abeilles.

Plusieurs plantes comestibles ou médicinales d’intérêt pour les jardiniers offrent également aux abeilles une gamme de fleurs à butiner.

Privilégiez :

  • l’agastache
  • le trèfle blanc
  • la monarde
  • le millepertuis
  • la bourrache
  • la lavande
  • le romarin
  • le thym.

Important : Il faut éviter l’utilisation de pesticides dans vos jardins. Ils sont néfastes pour les abeilles, comme pour les autres insectes pollinisateurs et la biodiversité.

Voir aussi 

Pour en savoir plus

 
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Dernière mise à jour : 2017-10-27

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