Résultats de la surveillance de l'antibiorésistance

La surveillance passive incluse dans le Programme québécois d'antibiosurveillance vétérinaire est réalisée depuis 1993 chez les animaux de consommation, grâce aux activités de diagnostic des laboratoires du MAPAQ et de la Faculté de médecine vétérinaire de l’Université de Montréal.

La surveillance de la résistance aux antibiotiques utilisés pour lutter contre Salmonella spp. fait également partie du Programme intégré canadien de surveillance de la résistance aux antimicrobiens (PICRA) de l’Agence de la santé publique du Canada, avec laquelle le MAPAQ collabore.

Les principaux résultats de la surveillance qui est effectuée dans le cadre des activités de ces programmes sont publiés annuellement dans un rapport annuel.

Les données collectées permettent :

  • de mieux documenter l’état de la situation au Québec au regard de la résistance de certaines bactéries pathogènes d’origine avicole, bovine et porcine envers des antibiotiques (ATM) d’importance en médecine vétérinaire dont certains en santé publique.
  • de suivre l’émergence de la résistance et de la multirésistance.
  • de suivre les variations temporelles de l’antibiorésistance.
  • de diffuser les résultats en temps opportun. mieux connaître l’état de la situation au Québec en ce qui a trait à la résistance de certaines bactéries pathogènes d’origine avicole, bovine et porcine aux agents antimicrobiens importants en médecine vétérinaire et en santé publique

Le rapport annuel 2016 présente :

  • la description des données provenant du MAPAQ
  • le résultat par secteur animal de la comparaison des proportions (%) d’isolats résistants obtenus entre 2012 à 2016 et 1993 à 2011 par la technique de diffusion en gélose
  • les profils de résistance des isolats de bactéries pathogènes envers des antibiotiques sélectionnés dans le cadre du Programme québécois d’antibiosurveillance vétérinaire
  • le descriptif des résultats obtenus par la technique de microdilution (CMI) effectuée au MAPAQ sur des bactéries pathogènes sélectionnées
  • les résultats de la surveillance québécoise des salmonelles effectuée dans le cadre du PICRA 

Sommaire des résultats obtenus en 2016

En ce qui concerne particulièrement la résistance envers des antibiotiques apparentés à ceux qui revêtent une très haute importance en médecine humaine, on note que la résistance envers le ceftiofur pour les isolats d’Escherichia coli et de Salmonella spp. d’origine avicole et bovine est significativement à la baisse en 2016 en comparaison à l’année 2013. Toutefois cette résistance entre les périodes 1993-2011 et 2012-2016 demeure significativement augmentée, ce qui est aussi le cas pour les isolats d’E. coli et de Salmonella spp. d’origine porcine. Une augmentation significative de la résistance pour les isolats de Mannheimia haemolytica d’origine bovine et les isolats d’E. coli d’origine porcine envers l’enrofloxacine est aussi présente entre ces deux périodes.

La résistance à plus de trois classes d'antibiotiques est observée par ordre d’importance, dans le secteur aviaire pour les isolats de Salmonella spp. (10 %) et d’Escherichia coli (7 %), dans le secteur bovin pour les isolats de Salmonella spp. (50 %), d’E. coli (42 %) et de M. haemolytica (24 %), dans le secteur porcin, pour les isolats d’E. coli (32 %), de Salmonella spp. (29 %) et Staphylococcus hyicus (3%). 

Pour M. haemolytica, à la multirésistance déjà observée l’an passé envers l’enrofloxacine, le florfénicol, les macrolides, la spectinomycine et la tétracycline, s’ajoute une augmentation statistiquement significative de la résistance envers le triméthoprime/sulfaméthoxazole.

Selon les résultats CMI des isolats cliniques de salmonelles, obtenus des techniques de microdilution réalisées par le Programme intégré canadien de surveillance de la résistance aux antibiotiques (PICRA), la multirésistance à plus de trois classes d'antibiotiques est observée, en 2016, pour 76 % des isolats d’origine bovine, pour 61 % des isolats d’origine porcine et pour 10 % des isolats d’origine avicole. Cette multirésistance prédomine pour les isolats appartenant au sérovar Dublin (94 %) chez l’espèce bovine, et au sérovar Typhimurium, à la fois chez l’espèce bovine (85 %) et chez l’espèce porcine (79 %).

Les résultats se rapportent à une population d'animaux malades et ne sont pas représentatifs de la population générale.

Pour obtenir une copie du rapport annuel 2016, vous pouvez en faire la demande auprès de Isabelle.McKenzie@mapaq.gouv.qc.ca ou de Olivia.Labrecque@mapaq.gouv.qc.ca

Pour obtenir une copie d’un rapport annuel ou d’une revue d’épidémiosurveillance publiés antérieurement, veuillez en faire la demande.

 
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Dernière mise à jour : 2017-06-20

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