Maladie de Lyme

La maladie de Lyme est causée par une bactérie (Borrelia burgdorferi) transmise par la tique à pattes noires (Ixodes scapularis). Des populations de tiques sont maintenant établies dans le sud du Québec. Le risque d’infection y est en augmentation pour les animaux comme pour les humains.

Effets chez l'humain

  • Période avant l'apparition des symptômes : de 3 à 30 jours.
  • Symptômes : à la suite d'une piqûre de tique infectée, une rougeur atteignant plus de 5 centimètres peut se dessiner dans de 60 à 80 % des cas. La rougeur prend généralement la forme d’une cible, signe caractéristique de la maladie. De la fièvre, de la fatigue, des maux de tête, une raideur à la nuque ou des douleurs musculaires peuvent aussi être ressentis.
  • Durée de la maladie : de quelques jours à des années, si elle n’est pas traitée et qu’elle progresse vers des manifestations plus graves comme l’arthrite ou de graves problèmes neurologiques ou cardiaques.

Effets chez l'animal

Le plus souvent, les animaux infectés ne montrent aucun signe de maladie. S’il y a des signes, leur gravité varie et se révèle de diverses manières :

  • Chiens : fièvre, perte d’appétit, manque d’énergie, ganglions enflés, boiterie causée par des douleurs aux articulations touchant tour à tour une patte et une autre. La rougeur susceptible de s’étendre autour de la piqûre d’une tique infectée est rarement visible sur la peau poilue des animaux. De 5 à10 % des chiens présenteront des symptômes de 2 à 5 mois après avoir été piqués par une tique infectée. Les symptômes disparaîtront généralement d’eux-mêmes en moins d’une semaine. Sinon, ils risquent de réapparaître de façon cyclique. Si la maladie n’est pas traitée rapidement, l’animal peut être aux prises avec des problèmes cardiaques, nerveux ou rénaux qui sont souvent fatals.
  • Chevaux, ânes et mulets : fatigue, fièvre, perte d’appétit, changement de comportement, raideur et enflure à certaines articulations.

Rien n’indique que les chats, les bovins ou d'autres animaux d’élevage sont affectés par la maladie.

Comment l'animal et l'humain sont-ils contaminés?

Seule la piqûre d’une tique, connue sous les noms de « tique du chevreuil » et de « tique à pattes noires » (Ixodes scapularis), peut transmettre la maladie. Toutefois, le risque de contamination est faible si la tique reste accrochée à la peau moins de 24 heures. Il augmente si la tique y reste accrochée plus longtemps.

La tique ne saute pas et ne vole pas. Elle reste plutôt à attendre dans les herbes hautes ou les buissons jusqu’à ce qu’un animal ou un humain passe. Si, avant de se nourrir, sa taille peut varier entre 1 et 3 millimètres, la tique peut tripler de volume lorsqu’elle est gorgée de sang. Elle a besoin de se nourrir du sang d’un animal ou d’un humain à chacun des stades de son développement (larve, nymphe et adulte).

La maladie ne se propage pas d’un animal infecté à l’humain, ni à l'occasion d’un contact entre deux personnes. Par contre, lorsqu’une tique à pattes noires est trouvée sur un animal, cela donne à penser qu’il y a d'autres spécimens de l'espèce dans l’environnement immédiat ou qu’il y en avait dans un endroit visité récemment. Les propriétaires de l’animal sont aussi susceptibles d'avoir été en contact avec les tiques responsables de la transmission de la maladie.

Prévention

Les tiques, qui sont des acariens, sont très petites et leurs piqûres passent facilement inaperçues. Le risque de piqûre est réel surtout au printemps et à l’été, mais il persiste jusqu'à l’automne. Pendant cette période, il est important de se protéger lorsqu'on effectue des activités à proximité d’un boisé dans les régions où des tiques sont susceptibles de se trouver.

La meilleure façon de ne pas attraper la maladie est de prévenir les piqûres de tiques et d'éviter de se promener dans les herbes longues ou à proximité des boisés. Il est conseillé de porter :

  • des souliers fermés
  • un pantalon dont les extrémités sont insérées dans les chaussettes
  • un chandail à manches longues enserré dans les pantalons.

Également, l’application d’un répulsif aidera à éloigner les tiques. Des produits sont aussi offerts pour protéger les animaux. D'autres actions peuvent contribuer à réduire la présence de tiques dans l'environnement immédiat, par exemple :

  • l'entretien régulier du terrain et des bâtiments pour limiter la présence de rongeurs (responsables de l'infection des tiques immatures)
  • l’installation d’une clôture afin de garder les cerfs de Virginie à distance (la tique adulte a une préférence pour ces animaux pour achever sa maturation et se reproduire)
  • un aménagement paysager approprié. 

Après une activité à risque

  1. Vérifiez si une tique se trouve sur votre corps, sur vos enfants, sur votre animal de compagnie ou sur votre équipement.
  2. Si vous repérez une tique, retirez-la à l'aide d'une pince à pointe fine, sans comprimer l’abdomen.
  3. Conservez la tique dans un contenant hermétique en notant la date et le lieu de vos activités extérieures récentes. Ces renseignements seront utiles au moment de la consultation d'un médecin ou d'un médecin vétérinaire si vous ou votre animal présentez des symptômes de la maladie.

Traitement

Si vous avez  des symptômes compatibles avec la maladie de Lyme :

  1. Consultez un médecin qui déterminera le traitement antibiotique approprié, s’il y a lieu.
  2. Informez-le des activités extérieures que vous avez pratiquées et des lieux que vous avez visités récemment.
  3. Remettez-lui la tique si vous en aviez trouvé et conservé une.

Si votre animal souffre de symptômes compatibles avec la maladie, consultez un médecin vétérinaire qui déterminera si un traitement est nécessaire.

Surveillance

Au Québec, un système de surveillance de la maladie de Lyme et d’autres maladies transmises par les tiques est en place. Les cas humains de la maladie de Lyme sont répertoriés annuellement.

La surveillance a permis d’isoler quelques régions, au sud du Québec, où le risque de transmission de la maladie est plus important. Elle révèle que la proportion de tiques infectées varie et est généralement faible, dépassant exceptionnellement 20 % (il est rare que plus d'une tique sur cinq soit infectée).

Une analyse des tiques trouvées sur les animaux, sur les humains et dans l’environnement est également faite. Elle permet de déterminer la progression des zones où les tiques s’établissent ainsi que le pourcentage de tiques porteuses de la bactérie à l'origine de la maladie. Il est ainsi possible de mieux circonscrire les risques pour la population québécoise.

Les médecins vétérinaires sont invités à contribuer à la surveillance en envoyant les tiques trouvées sur des animaux au Laboratoire de santé publique du Québec. À noter que ce service n'est plus offert en Montérégie.

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Dernière mise à jour : 2015-08-25

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