Zoonoses

Les zoonoses sont des maladies infectieuses pouvant être transmises à l'être humain par les animaux.

Plusieurs zoonoses font présentement l'objet d'une surveillance spécifique:

Pour toute information touchant la santé humaine, consultez les sites Internet suivants :

Mise en contexte

À la fin de l'année 2007, le MAPAQ a signé une nouvelle entente de collaboration et communication de renseignements concernant la prévention, la vigie, la surveillance et le contrôle des zoonoses avec les autorités de santé publique. Plus précisément, les signataires de cette nouvelle entente, outre le MAPAQ, sont :

Dans le cadre de cette entente, toutes les directions de santé publique (DSP) déclarent ces maladies à la Direction de la santé animale et de l'inspection des viandes du MAPAQ. De plus, le MAPAQ informe les autorités de santé publique lorsqu'il identifie, au cours d'une enquête en santé animale, un agent de zoonose pouvant présenter un risque pour la santé publique.

Le rôle du médecin vétérinaire régional

Pour chaque région, un médecin vétérinaire du MAPAQ, appelé médecin vétérinaire régional, est responsable de l'enquête épidémiologique et des prélèvements biologiques sur les animaux soupçonnés d'être impliqués dans un cas de zoonose. La détermination de la source de contamination permet de formuler les recommandations appropriées pour la circonscrire et éviter que la situation ne se reproduise.

Le médecin vétérinaire régional doit également surveiller la situation lorsque les agents causant ces maladies sont détectés au sein des populations animales. Il assure alors un suivi pour déterminer la nature du risque encouru par les humains, formule des recommandations afin d'éviter que des humains ne s'infectent et en informe les autorités de santé publique au besoin.

Plusieurs zoonoses sont à déclaration obligatoire sous l'égide de l'Agence canadienne d'inspection des aliments (ACIA), un organisme fédéral :

  • la brucellose
  • la cysticercose
  • l'encéphalopathie spongiforme des bovins
  • la fièvre charbonneuse
  • la gale
  • la rage
  • la trichinose
  • la tuberculose

Mesures sanitaires importantes

Lors de l'apparition d'un agent de zoonose dans un élevage, il s'avère essentiel d'appliquer les mesures sanitaires suivantes afin de contribuer à éviter la propagation de cet agent.

Mesures pour prévenir l’infection des autres animaux :

  • À la suite d’un diagnostic posé par le médecin vétérinaire praticien, garder le troupeau fermé pendant toute la période où il y a des sujets positifs (aucun achat, aucune vente, aucune participation à des expositions).
  • Isoler (ou éliminer) tous les animaux malades ainsi que ceux pour lesquels les tests de laboratoire sont positifs ou soupçonnés de l’être, et les traiter (s’il y a lieu). Afin d’éviter de propager la maladie à d’autres animaux et élevages, ne jamais éliminer les animaux malades ou porteurs par le réseau d’établissements de vente aux enchères. Ces animaux devraient être identifiés comme porteurs et destinés à l’abattage sous inspection.
  • S'occuper des animaux malades en dernier (médication, traite, etc.) et bien désinfecter l'équipement après l’utilisation. Revêtir des vêtements protecteurs et porter des gants. Par exemple, on peut prévoir un survêtement à enfiler uniquement lors de la manipulation des sujets malades et à retirer aussitôt après.
  • Nettoyer et désinfecter tout le matériel de même que les endroits contaminés (porter des gants, un masque facial et des vêtements longs) et garder les bâtiments propres et secs.

Mesures pour prévenir l’infection des humains :

  • Éviter de boire, de manger ou de fumer dans l'étable, surtout après avoir manipulé des animaux malades.
  • Enlever ses vêtements de travail et ses bottes à la sortie de l’étable puis se laver les mains à fond.
  • Ne laisser entrer que les visiteurs essentiels (médecin vétérinaire, fournisseur d’aliments, etc.). Interdire l’accès aux jeunes enfants, aux femmes enceintes et aux personnes âgées, car elles sont plus à risque.
  •  Accorder une grande importance à une méthode de traite hygiénique afin d’éviter la contamination du lait. Insister, entre autres sur :
    • le port de gants jetables;
    • le lavage des trayons avec une solution désinfectante reconnue ou à l’aide de serviettes de traite alcoolisées ou en effectuant un prétrempage dans un bain de trayons avant la traite (temps de contact d’au moins 30 secondes);
    • l’essuyage complet des trayons avec des serviettes individuelles;
    • la désinfection des trayons avec un bain de trayons approuvé pour cet usage immédiatement après le retrait de la trayeuse, sans oublier de jeter la solution restante;
    • la désinfection adéquate du matériel de traite après la traite;
    • l’ordre de traite : vaches saines en premier, vaches au statut de santé mammaire suspect en deuxième, vaches atteintes de mammites chroniques ensuite, puis terminer par les vaches qui ont une infection causée par un agent pathogène contagieux incluant les agents de zoonoses et jeter le lait des animaux malades. Ce lait ne doit pas être utilisé pour nourrir les veaux. Un règlement mentionne que les animaux dont le lait est destiné à la consommation humaine doivent être exempts de maladie ou de germe de maladie transmissible par le lait.
    • Ne jamais consommer de lait cru.

Mesures de biosécurité générales :

  • Limiter les stress (entassement, mauvaise ventilation, etc.).
  • Placer les animaux en quarantaine lorsqu’ils viennent d’être achetés ou au retour d'une exposition. Vérifier le statut sanitaire du troupeau de provenance pour les différentes maladies d’importance et les zoonoses.
  • Laver et désinfecter les stalles de mise bas entre chaque mise bas et remplacer la litière.
  • Obliger le nettoyage et la désinfection des bottes à chacune des entrées et des sorties de l’étable en y plaçant, par exemple, un seau, une source d’eau courante, un savon et un désinfectant ainsi qu’une brosse. Cette mesure vaut aussi pour tous les visiteurs.
  • Contrôler l’entrée des visiteurs (vendeurs, chauffeurs de camion, etc.) en plaçant un écriteau « défense d’entrer sans autorisation » ou une barrière à l’entrée du site.
  • Ne pas garder de chiens, de chats, de poules ou d’autres espèces animales à l’intérieur de l’étable et appliquer un bon programme de contrôle des mouches, de la vermine et des oiseaux sauvages. Ces animaux peuvent être porteurs ou transporter des germes contagieux.
  •  Placer un couvercle sur le chariot à moulée pour éviter une contamination par les rongeurs ou les chats.
  • Éliminer sans délai les carcasses d'animaux morts en respectant les principes permettant de prévenir la transmission de la maladie.

Mesures à prendre dans l’environnement :

  • Assécher les mares d'eau stagnante dans les pâturages. S’assurer d’avoir une source d’eau saine pour les animaux.
  •  Le purin ou le fumier susceptible de provenir d'animaux souffrant de salmonellose devrait être épandu uniquement sur des champs destinés à la culture céréalière et non dans des pâturages ou des jardins potagers.
  • Si un pâturage a été fertilisé avec un fumier contaminé, attendre un mois avant d’y faire brouter les animaux.

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Dernière mise à jour : 2012-07-11

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