Chlamydophilose

Cause de la maladie

  • Bactérie : Chlamydophila psittaci, C. abortus, C. felis
  • Caractéristiques :
    • C. psittaci peut survivre pendant des mois dans les sécrétions nasales et les selles des oiseaux, de même que dans la poussière.
    • Les autres Chlamydophila peuvent survivre plusieurs semaines à des températures environnementales basses, et des années à - 70 °C.

Effets chez l'humain

C. psittaci

  • La maladie causée par C. psittaci est appelée psittacose.
  • Période avant les symptômes : 5 à 14 jours, parfois plus.
  • Symptômes : La maladie peut passer inaperçue. Lorsque présents, les symptômes consistent le plus souvent en de la fièvre, des maux de tête, des frissons, des douleurs musculaires, une perte d'appétit, de la toux, de l'écoulement nasal et une pneumonie.
  • Durée de la maladie : de 7 à 10 jours.

C. abortus

  • Symptômes : fièvre, maux de tête, nausées, avortement, mortinatalité et naissances prématurées chez les femmes enceintes.

À noter : Les femmes enceintes doivent éviter tout contact avec des brebis, surtout en période d'agnelage, lorsque le troupeau est infecté par C. abortus.

C. felis

  • Conjonctivite.
  • Rarement transmise à l'humain.

Effets chez l'animal

C. psittaci (Psittacose)

  • Oiseaux : peuvent excréter la bactérie sans démontrer de symptômes. Lorsque présents, ces symptômes consistent notamment en une léthargie, une perte de poids et d'appétit, des plumes ébouriffées, des excréments liquides allant du jaune au vert lime, des décharges nasales, une difficulté respiratoire et une infection des yeux.

C. abortus

  • Mammifères : avortement et mortalités néonatales chez les brebis, les chèvres et les vaches.

À noter : Les animaux infectés, sans être malades, peuvent quand même transmettre la maladie à l'humain.

C. felis

  • Fièvre, rhinite bénigne, éternuements et conjonctivite sévère.

Sources d'infection chez l'humain

C. psittaci

  • Oiseaux domestiques : surtout les psittacidés, tels les perroquets et les perruches.
  • Oiseaux sauvages : surtout les pigeons.
  • Environnement : lorsqu'il y a contamination par des poussières de plumes ou des excréments.

C. abortus

  • Principalement par contact avec de petits ruminants, tels les brebis et les chèvres. Ces cas sont rares.

C. felis

  • Contact avec des chats infectés.

Modes de transmission à l'humain

C. psittaci

  • Respiration de poussières de plumes, de sécrétions nasales ou lacrymales, ou d'excréments séchés, notamment lors du nettoyage de la cage d'un oiseau.
  • Manipulation d'un oiseau malade ou contact avec ses sécrétions.

À noter : Les brebis, les chèvres et les chats peuvent également infecter l'humain par contact direct, surtout par les produits d'avortement ou de mise bas et les sécrétions. Toutefois, ces cas sont rares.

Recommandations visant à prévenir la psittacose

POUR L’OISEAU

  • Tous les oiseaux suspectés ou confirmés atteints de psittacose doivent être placés en isolement et traités sous la supervision d’un vétérinaire.
  • Parce que les oiseaux traités peuvent s’infecter à nouveau, ils ne doivent pas être exposés à d’autres oiseaux non traités. De même, pour prévenir une réinfection provenant de l’environnement, il faut procéder à un nettoyage et une désinfection complète de celui-ci ainsi que de tous les équipements contaminés (cage, abreuvoir, mangeoire, perchoirs, etc.) À cette fin, on peut utiliser de l’alcool isopropylique 70 %, de l’eau de Javel 1 % ou tout autre désinfectant reconnu efficace. Une désinfection par aérosol est idéale.
  • Protéger l’oiseau de tout stress indu qui pourrait diminuer l’efficacité du traitement ou qui pourrait faire apparaître des signes de maladie chez l’oiseau porteur.
  • Éliminer quotidiennement toute nourriture souillée et nettoyer quotidiennement le contenant à eau et à nourriture.
  • Assurer de bonnes conditions de transport sans provoquer de stress et des bonnes conditions d’hébergement respectant l’hygiène avec une ventilation suffisante.

POUR L’ENVIRONNEMENT

  • Réduire les aérosols : éviter d’épousseter à sec avec linge, brosse ou aspirateur car cela provoque des aérosols
  • Humecter avec un désinfectant avant d’enlever les déchets
  • Utiliser des gants ou se laver les mains fréquemment lors du travail avec les oiseaux
  • Nettoyer régulièrement les purificateurs d’air ou ventilateurs
  • Laver le plancher à l’eau et au désinfectant régulièrement
  • Si possible, laver les draperies, les meubles, les tapis, etc., qui ont pu venir en contact avec l'oiseau
  • Éviter les courants d’air.

POUR LA SANTÉ PUBLIQUE (ANIMALERIES)

  • Protéger les personnes à risque, port de gant et de masque chirurgical (N95) lors de la manipulation des oiseaux contaminés et du nettoyage et désinfection des cages ou de l’environnement
  • Maintenir des données sur les oiseaux (fournisseurs, acheteurs)
  • Éviter d’acheter ou de vendre des oiseaux démontrant des signes de maladie
  • Isoler les nouveaux oiseaux
  • Mesures d’hygiène : positionner les cages pour éviter le transfert de matériel (fèces, plumes, nourriture) d’une cage à l’autre, ne pas superposer les cages, nettoyer le tout quotidiennement, etc.

Pour les éleveurs, faire une quarantaine (3 mois pour le perroquet, et 6 semaines pour les autres oiseaux avec ventilation séparée pour tout nouveau sujet et de faire examiner les oiseaux avant de les incorporer à l'élevage.

 
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Dernière mise à jour : 2012-07-11

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