​​​​​​COVID-19 - Questions-réponses pour les clientèles​ du MAPAQ

Consommateurs

Propriétaire ou gardien d'un animal

Entreprises et travailleurs du secteur bioalimentaire

Liens utiles


Pour obtenir la version anglaise : Food safety (PDF, 174 ko)


Consommateurs

1. Le virus de la COVID-19 peut-il être transmis par la nourriture?

La transmission du virus par l’ingestion d’aliments est écartée. De plus, le coronavirus ne peut pas se multiplier dans les aliments. Cependant, il est possible de contracter la COVID-19 en touchant une surface ou un objet où se trouve le virus, puis en portant la main à sa bouche, à son nez, à ses yeux, mais ce n’est pas le principal mode de transmission.

Il est donc important de toujours observer les règles d’hygiène de base qui consistent à bien se laver les mains avant de manger et de cuisiner, à bien laver les aliments avant de les consommer ainsi qu’à tousser ou à éternuer dans le pli du coude.

2. Est-ce que le gouvernement pourrait décider de fermer les épiceries?

Le MAPAQ tient à réitérer que les épiceries sont considérées comme un service primordial et ainsi le gouvernement n’en demandera pas la fermeture. De plus, la chaîne d'approvisionnement du secteur bioalimentaire, par exemple les entreprises agricoles et de transformation alimentaire, les abattoirs et les exploitations maraîchères, est également considérée comme un service primordial. Aussi, le MAPAQ demeure actif pour assurer la sécurité et la disponibilité alimentaire des consommateurs.

3. Comme consommateur, puis-je faire quelque chose pour soutenir le secteur bioalimentaire?

Les consommateurs québécois sont invités à favoriser l’achat local. Ce faisant, ils soutiennent les producteurs, transformateurs et commerces locaux et contribuent à la vitalité économique et au maintien des activités. Ensemble, les entreprises et les consommateurs favorisent ainsi, par leurs choix, la diversité de l’offre alimentaire au Québec.

4. Est-ce que je peux continuer à consommer des aliments en provenance de l'étranger?

Les aliments importés ne comportent pas plus de risque de transmission du virus.

La transmission du virus par l’ingestion d’aliments est écartée. De plus, le coronavirus ne peut pas se multiplier dans les aliments. Cependant, il est possible de contracter la COVID-19 en touchant une surface ou un objet où se trouve le virus, puis en portant la main à sa bouche, à son nez ou à ses yeux, mais ce n’est pas le principal mode de transmission. Il est donc important de toujours observer les règles d’hygiène de base qui consistent à bien se laver les mains avant de manger et de cuisiner, à bien laver les aliments avant de les consommer ainsi qu’à tousser ou à éternuer dans le pli du coude.

5. Est-ce que je dois laver tous les articles emballés achetés à l’épicerie?

Bien qu’il soit possible de contracter la COVID-19 en touchant une surface ou un objet où se trouve le virus, puis en portant la main à sa bouche, à son nez ou à ses yeux, ce n’est pas le principal mode de transmission. Le virus survit pendant trois heures environ sur les objets dont la surface est sèche (ex. : conserves, boîtes de céréales, sacs de nouilles, etc.). Il n’est donc pas nécessaire de nettoyer tous ses achats. La clé demeure de se laver les mains fréquemment, notamment dès le retour à la maison et après avoir rangé ses achats. Comme c’est toujours le cas, il faut également se laver les mains avant de cuisiner et avant de manger.

Afin de limiter la contamination des surfaces, rappelons que plusieurs mesures d’hygiène renforcées sont mises en œuvre par les exploitants d’établissements alimentaires et que les consommateurs doivent aussi être conscientisés au respect de l’étiquette respiratoire durant leurs déplacements dans les lieux publics, y compris dans les épiceries et les supermarchés.

6. Est-il risqué d’acheter des fruits et légumes qui ne sont pas emballés?

Non. Toutefois, les fruits et les légumes frais devraient toujours être lavés avant d’être consommés, comme c’est le cas habituellement. Un lavage à l’eau en frottant les surfaces suffit. Nul besoin d’ajouter un détergent. ​

En réalité, l’emballage des fruits et des légumes augmenterait les manipulations par les exploitants alimentaires, ce qui n’est pas souhaité. Les consommateurs doivent aussi être conscientisés au respect de l’étiquette respiratoire autour des aliments non emballés tels que les fruits et les légumes.

7. Y a-t-il des précautions particulières à prendre avant de consommer un repas que j’ai emporté ou qu’on m’a livré?

Rappelons que, jusqu’à présent, il n’existe aucune preuve que la COVID-19 puisse être transmise par les aliments. Le coronavirus se transmet par l’entremise des gouttelettes respiratoires ou par le truchement des surfaces ou des ustensiles qui peuvent être contaminés par des gouttelettes. Il est possible de contracter la COVID-19 en touchant une surface ou un objet où se trouve le virus, puis en portant la main à sa bouche, à son nez ou à ses yeux, mais ce n’est pas le principal mode de transmission. Le respect des bonnes pratiques d'hygiène et de salubrité alimentaires et la cuisson sécuritaire des aliments minimisent de façon générale le risque de transmission de toute contamination ou de toute maladie d’origine alimentaire.

8. Il est possible de procéder à la fabrication maison d'un nettoyant ménager à base d'eau de Javel. Que recommandez-vous exactement à ce sujet?

Pour le nettoyage des surfaces à la maison, une solution de 0,1 % d’hypochlorite de sodium est recommandée. Cela correspond à 4 cuillères à thé (20 millilitres) d’une solution d’eau de Javel domestique dans 1 litre d’eau. Il est recommandé de préparer une nouvelle solution diluée chaque jour et aussi de ne pas mélanger l’eau de Javel à d’autres nettoyants.

Nous estimons qu’une solution de 0,1 % d’hypochlorite est suffisante pour éliminer un virus tel que le coronavirus, qui est moins résistant que d’autres microorganismes pathogènes.

Cela correspond à la littérature scientifique existant actuellement en lien avec les coronavirus et est en conformité avec les recommandations du CDC (Centers for Disease Control and Prevention).

Il est à noter que, dans le contexte actuel et selon les données scientifiques disponibles, la mesure de dilution proposée habituellement par le MAPAQ (1 :200) devrait être modifiée à une mesure de 1 :50 (qui équivaut à une solution de 0,1% d’hypochlorite de sodium) à titre de précaution.

Nous suivons l’évolution des données scientifiques sur le sujet.​

Retour vers le haut

Propriétaire ou gardien d'un animal

​1. Est-ce que mon animal ou mes animaux de compagnie peuvent attraper le coronavirus et me le transmettre​?

Tout indique que le virus se transmet de personne à personne à la suite d’un contact étroit et rien ne prouve qu’il circule dans la population animale. En effet, aucun cas de transmission d’un humain (ou d’un autre animal) à un animal domestique n’a été identifié. Au Québec, aucune évidence ne suggère un risque d’infection des humains par les animaux ou par des produits animaux.

Cependant, les animaux exposés au virus peuvent être assimilés à une surface contaminée qui est difficilement désinfectable et généralement mobile. Les risques de contamination sont limités par les mesures suivantes :

Compte tenu du peu de connaissances scientifiques disponibles, des principes de précaution s’appliquent pour les personnes infectées ou suspectées d’être infectées.

2. Que dois-je faire si j'ai ou je pense avoir la COVID-19?​

Pendant la période d’isolement exigée par les autorités de santé publique :

  • Si possible, évitez les contacts avec les animaux.
  • Si vous devez néanmoins vous occuper d’un animal, respectez les mesures d’hygiène recommandées par le ministère de la Santé et des Services sociaux. Notamment, portez un masque et prêtez une attention particulière au lavage des mains avant d’en prendre soin. Respectez les mesures d’hygiène habituelles associées au contact avec des animaux. Elles sont publiées dans la section Maladies animales transmissibles à l'humain.
  • Évitez les contacts entre votre animal et d’autres animaux ou d’autres personnes.
  • Si une autre personne doit prendre soin de votre animal, privilégiez un membre de votre foyer. Précisez-lui les mesures à appliquer, en particulier celles concernant la limitation des contacts avec l’animal, le lavage des mains avant et après les soins et la désinfection de l’environnement qui doit être partagé avec l’animal, s’il y a lieu (ex. : pour les sorties à l’extérieur). Rappelez-lui également les mesures d’hygiène à suivre.
  • Les éleveurs d’animaux mettent déjà en œuvre de bonnes mesures de biosécurité et d’hygiène. Ils sont invités à les rehausser au besoin.

Soins des animaux

À l’heure actuelle, l’abandon ou l’euthanasie d’animaux ne sont pas justifiés ni soutenus par aucune évidence scientifique. Le MAPAQ compte sur les entreprises et les partenaires ayant des animaux à leur charge pour assurer la continuité des services essentiels au bien-être des animaux. Les propriétaires et les gardiens d’animaux sont également invités à prévoir un plan d’urgence pour que leurs animaux obtiennent les soins nécessaires advenant le cas où ils seraient dans l’incapacité de s’en occuper. Ils doivent également prévoir le matériel nécessaire à la santé des animaux (ex. : l’équivalent d’au moins deux semaines de nourriture et les médicaments requis, le cas échéant).

Retour vers le haut

Entreprises et travailleurs du secteur bioalimentaire

1. Renseignements pour les entreprises sur les services essentiel​s et activités prioritaires

L’activité de votre entreprise n’est pas répertoriée, mais vous pensez qu’elle est prioritaire. Vous pouvez vérifier la désignation d’entreprise prioritaire sur le site Internet Quebec.ca

​Pour toute question, il est nécessaire de remplir un formulaire en ligne. Par la suite, un agent d’information du gouvernement du Québec communiquera sous peu avec vous.​​

2. Existe-t-il un site pour faciliter le recrutement dans les entreprises agroalimentaires?
 
Oui, le site Web À table! Emplois a été lancé le 26 mars. Ce portail québécois gratuit d'emplois spécialisés dans le secteur bioalimentaire restera ouvert pendant toute la durée de la pandémie de COVID-19. Il permet de jumeler les employeurs à la recherche de personnel temporaire et les travailleurs qui veulent donner un coup de main à ce secteur névralgique afin d'assurer l'approvisionnement continu de produits dans les épiceries et sur les tables des Québécois.

3. Que peuvent faire les exploitants d'établissements alimentaires (restaurants, supermarchés, abattoirs, boucheries, usines laitières, usines de transformation, etc.) pour minimiser les risques?

Jusqu’à présent, nous n’avons aucune preuve que la COVID-19 puisse être transmise par les aliments. Il est donc peu probable qu’une telle transmission ait lieu. Le respect des bonnes pratiques d'hygiène et de salubrité alimentaires et la cuisson sécuritaire des aliments minimisent de façon générale le risque de transmission de toute contamination et de toute maladie d’origine alimentaire.

Les exploitants d’établissements alimentaires ont un rôle important à jouer dans la prévention des maladies d'origine alimentaire. Dans le contexte actuel, ils devraient suivre les recommandations de la santé publique et les consignes suivantes :

  • S'assurer que le personnel sous leur responsabilité est au courant des enjeux relatifs à la COVID-19
  • S’assurer que le personnel respecte les consignes sanitaires émises par la Santé publique en vigueur
  • Veiller à ce que les manipulateurs d'aliments soient correctement formés aux pratiques d'hygiène alimentaire
  • Assurer une supervision efficace des manipulateurs d'aliments pour renforcer les pratiques d'hygiène dans l’établissement
  • Veiller à ce que des installations appropriées soient prévues pour le lavage des mains
  • S'assurer que les manipulateurs d'aliments sont conscients qu'ils doivent signaler tout symptôme de maladie respiratoire avant ou pendant le travail
  • S’assurer que les manipulateurs d'aliments et les autres membres du personnel ne sont pas malades
  • S'assurer que le personnel présentant des symptômes reste à la maison jusqu'à l'obtention d'un avis médical
  • Renforcer les procédures de nettoyage et d’assainissement pour les éléments qui sont exposés aux manipulations du public (poignées, caisses, comptoirs, menus, etc.). Il faut donc porter une attention particulière aux lieux de restauration rapide ou de libre-service où les ustensiles peuvent être manipulés par plusieurs personnes.
  • Le recours à des buffets en libre-service où les gens doivent attendre en file, les uns près des autres et à proximité des aliments et des ustensiles, constitue un risque accru et doit être évité. 
  • Prévoir des capacités de stockage réfrigéré ou congelé additionnelles ou différentes pour répondre à la demande alimentaire qui risque d’être modifiée (diminution de la demande dans le secteur de l’hôtellerie, de la restauration et des institutions, augmentation des denrées pour la vente au détail).
  • Prévoir un plan d’action en cas de manque de main-d’œuvre. Les activités de nettoyage et d’assainissement et les procédés de transformation qui nécessitent des qualifications ne doivent pas être négligés. Au besoin, donner la priorité aux activités assurant la meilleure disponibilité alimentaire et délaisser d’autres activités.

4. Quelles sont les méthodes de nettoyage et d’assainissement efficaces contre le coronavirus dans les établissements alimentaires?

Les méthodes courantes de nettoyage et d’assainissement qui sont appliquées dans le domaine alimentaire doivent être maintenues et leur fréquence d’utilisation doit être augmentée lorsque cela est possible. Les autres microorganismes pathogènes, généralement plus résistants que le coronavirus, ne doivent surtout pas être négligés.

On sait à l’heure actuelle que l’éthanol à 70 % et l’hypochlorite de sodium sont notamment efficaces contre le coronavirus.

Validez auprès de vos fournisseurs le degré d’efficacité de leurs procédures et produits de nettoyage et d’assainissement contre le coronavirus. En cas de doute, il est préférable de maintenir les procédures déjà en place et de toujours s’assurer qu’elles sont correctement appliquées, conformément aux instructions des fabricants.

Pour ce qui est des surfaces non alimentaires, particulièrement exposées au public (poignées, caisses, comptoirs, etc.), un nettoyage plus fréquent au moyen d’une méthode de désinfection reconnue efficace contre le coronavirus est recommandé. D’ailleurs, Santé Canada a publié une liste de produits désinfectants qui peuvent être utilisés pour inactiver le SARS-CoV-2 sur les surfaces dures.

5. Dois-je demander aux manipulateurs d’aliments de porter des gants?

Non, le port de gants n’est pas requis et donne plutôt une fausse impression de sécurité. Un lavage des mains fréquent est plutôt de mise.

6. Quelles précautions dois-je prendre en tant que manipulateurs d'aliments?

S’ils pensent qu’ils présentent des symptômes de maladie respiratoire, il est important que les manipulateurs d'aliments informent leur employeur, évitent de préparer des aliments pour d'autres personnes et suivent les recommandations de la santé publique.

Il est possible que les manipulateurs d'aliments qui sont infectés puissent introduire le virus dans les aliments avec lesquels ils sont en contact via des mains contaminées ou encore en toussant ou en éternuant. Cependant, il est peu probable que cela se produise si les personnes qui sont en contact avec les aliments dans les entreprises alimentaires suivent les bonnes pratiques d'hygiène personnelle qui contribuent à réduire le risque de transmission de la plupart des maladies d'origine alimentaire. Ces pratiques sont notamment les suivantes :

  • Lavage de main fréquent et bonne hygiène générale des mains
  • Respect des bonnes pratiques d'hygiène et de salubrité alimentaires (voir le Guide des bonnes pratiques d’hygiène et de salubrité alimentaires)
  • Respect de l’étiquette respiratoire
  • Éviter, dans la mesure du possible, tout contact avec quiconque présentant des symptômes de maladie respiratoire tels que de la toux et des éternuements.

Les manipulateurs d'aliments doivent se laver les mains fréquemment (même s'ils ne présentent aucun symptôme de maladie). Le lavage des mains est requis :

  • avant de commencer le travail
  • avant de manipuler des aliments cuits ou prêts à manger
  • après avoir manipulé ou préparé des aliments crus
  • après avoir manipulé des déchets
  • après avoir effectué les tâches de nettoyage et d’assainissement
  • après être allé aux toilettes
  • après avoir éternué ou toussé ou après s'être mouché
  • après avoir mangé, bu ou fumé
  • après avoir manipulé de l'argent.

7. Y a-t-il des précautions particulières à prendre en ce qui concerne la préparation de commandes à emporter et pour la livraison?

Outre l’application des mesures d’hygiène renforcées pour la préparation des aliments (voir la question Que peuvent faire les exploitants d'établissements alimentaires?), des précautions additionnelles peuvent être prises pour limiter la contamination des surfaces et les contacts multiples avec la clientèle :

  • Protéger les emballages (boîtes, verres, contenants, etc.) ou éloigner les emballages des manipulateurs ou des clients.
  • Favoriser les transactions par téléphone ou par Internet et éviter l'utilisation d'argent comptant.
  • Signaler l’arrivée du livreur puis laisser les boîtes à l’entrée des résidences.
  • La clientèle devrait manipuler les emballages, puis se laver les mains avant de manger.

Les masques et les gants ne constituent pas des mesures nécessaires pour assurer la protection des livreurs, des manipulateurs d’aliments ou de la clientèle. Leur utilisation est plutôt indiquée pour les patients qui présentent des symptômes ou chez qui une infection est suspectée, ainsi que pour les professionnels de la santé qui les soignent.

8. Si un client tousse et présente des symptômes, devrais-je lui dire de quitter l'épicerie?

Il est de la responsabilité du propriétaire de l’établissement de prendre les mesures qu'il juge nécessaires pour préserver la santé publique dans son restaurant ou de son épicerie. Toutefois, ce n’est pas parce qu’une personne tousse qu’elle est infectée par le virus. Nous comptons sur le civisme et l’honnêteté des citoyens pour respecter les consignes de santé publique en cas de doute ou de contamination.

9. Est-ce que, au-delà d’un certain nombre ou d’un certain pourcentage d’employés qui présentent des symptômes, on devrait fermer un établissement? 

Les manipulateurs d’aliments malades ou présentant des symptômes de maladie respiratoire (fièvre et toux) devraient informer leur employeur et demeurer à la maison jusqu’à la fin des symptômes. Les entreprises du secteur alimentaire sont encouragées à travailler sur leur plan de continuité des services.

10. Je suis propriétaire d’un supermarché ou d’une épicerie qui peut accueillir plus de 250 personnes par jour. Que dois-je faire?

La limite de 250 personnes ne s’applique pas à votre établissement. Vous avez donc le choix de prendre les mesures pour la respecter.

Le gouvernement du Québec demande aux propriétaires de restaurants et de cafés de fermer toutes leurs salles à manger.

Les commandes pour emporter, les livraisons et les services à l’auto demeurent permis.

11. Est-ce que les épiceries doivent nettoyer les paniers d'épicerie?

Les commerçants sont fortement encouragés à adopter, de manière encore plus rigoureuse, les meilleures pratiques de nettoyage et d’assainissement des surfaces en contact ou non avec les aliments. Ils peuvent par ailleurs trouver la documentation relative à ces pratiques sur le site Internet du MAPAQ. Toutefois les consommateurs doivent miser sur les règles d’hygiène personnelle de base pour leur sécurité, ce qui consiste à bien se laver les mains ainsi qu’à laver les ustensiles utilisés avant de cuisiner et de manger, à bien laver les aliments avant de les consommer, ainsi qu’à tousser ou à éternuer dans le pli de leur coude. Il n'y a donc pas lieu de faire des dénonciations.

À consulter : Nettoyage et assainissement 

12. J’offre uniquement des aliments en vrac. Devrais-je fermer?

Non. Par contre, vous devriez renforcer les mesures d’hygiène :

  • Ajouter des protections additionnelle (contenants, pare-haleine, mesures permettant de lavage des mains à proximité, service par un préposé).
  • Augmenter la fréquence de nettoyage et d'assainissement des surfaces hautement manipulées ou exposées.

13. Je suis propriétaire d'une cabane à sucre. Dois-je fermer totalement mon établissement?

L’interdiction actuelle vise la tenue d’activités de restauration ou de réception dans votre établissement. Les activités de production de sirop d’érable et de fabrication des produits dérivés peuvent donc être poursuivies. Nous vous invitons à éviter les activités de tire sur la neige.

14. Je dois fermer les portes de mon établissement. Que faire avec mes surplus alimentaires? 

Vous êtes encouragé à offrir vos surplus aux banques alimentaires ou aux autres organismes d’aide alimentaire. ​

15. Quelles sont les recommandations sur le lavage des objets en tissu (serviettes à main, serviettes de table, veste de travail, etc.)?

Dans le secteur de l’alimentation, les objets en tissus peuvent être nettoyés en suivant les recommandations du fournisseur de produit. Si possible, utilisez de l’eau chaude et séchez complétement les pièces en tissu.

Comme pour toutes les autres surfaces, les fréquences de nettoyage et d’assainissement devraient être augmentées, dans la mesure du possible.

16. Je dois demander un nouveau permis alimentaire ou renouveler mon permis actuel. Comment dois-je procéder?

Si vous souhaitez faire une demande de permis alimentaire, rendez-vous dans la section Permis pour y consulter la documentation et télécharger le formulaire de demande de permis. Vous devez dûment remplir le formulaire et le faire parvenir par la poste à l'adresse indiquée sur ce formulaire. Ce dernier doit être accompagné des documents exigés, s'il y a lieu, ainsi que du paiement (frais d'ouverture et coût du permis).

En raison de la crise épidémiologique actuellement en cours (COVID-19), des délais supplémentaires de traitement des demandes et des renouvellements de permis sont à prévoir. Toutefois, aucune conséquence négative ne sera imputée à la clientèle du Ministère.

Il est à noter qu'en raison de ces circonstances exceptionnelles, le service téléphonique relatif aux permis est interrompu pour le moment, mais le Ministère est à l'œuvre pour le rétablir dans les meilleurs délais.

17. Est-ce que les activités d'inspection demeurent les mêmes?

Malgré la crise actuellement en cours (COVID-19), les inspecteurs du Ministère continuent d'accompagner les exploitants pour qu'ils s'assurent de la salubrité des aliments, ainsi que de la santé et du bien-être des animaux. Ils sensibilisent aussi les exploitants sur les mesures de santé publique à suivre en lien avec la COVID-19 au moment de la préparation et la transformation des aliments. 

Toutefois, certains services offerts par le Ministère peuvent être touchés, comme la délivrance des permis. Dans ces circonstances, aucune conséquence négative ne sera imputée à la clientèle du Ministère à cet égard.

18. Le MAPAQ a-t-il mis en œuvre des mesures spéciales pour soutenir le milieu ou pour répondre aux besoins des entreprises?

  • Les services essentiels du Ministère sont maintenus (ex. : inspection, appui financier, analyse de laboratoire). 
  • Le MAPAQ évalue les répercussions de la situation sur les entreprises du secteur dans le but de mettre en place, au besoin, les mesures d’appui nécessaires, comme complément des autres interventions gouvernementales.

Si vous êtes une entreprise ou un intervenant du secteur bioalimentaire et que vous êtes confronté à des enjeux particuliers mettant en péril vos activités, vous êtes invité à entrer en communication avec la direction régionale du MAPAQ pour nous en faire part.​


​Enjeux économiques pour les entreprises


1. Je ne peux plus rémunérer mes employés en raison de la crise de la COVID-19 (ex : mise à pied, contraction de la maladie, etc.). Vers quels programmes puis-je les orienter? (Mis à jour le 29 mars)

  • Le principal programme d’assurance-emploi du gouvernement fédéral offre deux types de prestations : régulière ou de maladie.
  • La Prestation canadienne d’urgence (PCU) du gouvernement fédéral est la fusion de l’Allocation de soins d’urgence et de l’Allocation de soutien d’urgence. Les salariés, les travailleurs contractuels et les travailleurs autonomes ayant perdu leurs revenus y sont admissibles pour une aide financière imposable de 2 000 $ par mois, pour une durée maximale de quatre mois. Les détails du programme seront diffusés prochainement sur Internet. 
2. Si mes employés ne sont pas admissibles à l’assurance-emploi, que puis-je faire d’autre? 
(Mis à jour le 29 mars)

Le gouvernement provincial a annoncé, le 16 mars, le Programme d’aide temporaire aux travailleurs (PATT COVID-19), destiné à offrir une aide financière pour répondre aux besoins des travailleurs qui, en raison d’un isolement pour contrer la propagation du virus COVID-19, ne peuvent gagner en totalité leur revenu de travail et qui ne sont pas admissibles à un autre programme d’aide financière. 

3. Quelles sont les mesures disponibles pour faire face aux difficultés financières de mon entreprise? (Mis à jour le 29 mars)
  • ​Les prêteurs bancaires sont disposés à étudier votre dossier pour trouver une solution adaptée à votre situation et il important de les contacter avant d’atteindre un niveau financier critique.
  • Pour les pêcheurs, le programme Protec-pêche est une mesure qui permet aux entreprises de pêche d’assurer le paiement des intérêts et de bénéficier d’un moratoire sur le remboursement de capital sur les prêts maritimes, jusqu’à un montant maximum. Il prévoit également le paiement de la prime d’assurance maritime annuelle.

  • La Financière agricole du Québec (FADQ) propose déjà un moratoire de 6 mois sur le remboursement de ses prêts. Pour plus de détails, consultez le communiqué La Financière agricole du Québec met en place de nouvelles mesures pour accompagner les producteurs agricoles.

    Dans le respect des exigences de ses programmes, la FADQ s’adapte aux situations conjoncturelles des différents secteurs. En ce qui concerne les situations particulières des producteurs, elles sont traitées au cas par cas par les centres de services. En fonction de leurs besoins en matière de liquidités, les entreprises peuvent contacter leur centre de services afin de se faire accompagner, de prendre entente et de mettre en œuvre la solution adaptée à leur situation. Par exemple, un financement pourrait être accordé pour renflouer le fonds de roulement d’une entreprise.

    Pour les producteurs assurés aux programmes de la FADQ, le maintien des activités permettra de procéder au versement régulier des paiements finaux en ASRA pour le secteur animal et à la deuxième avance pour les céréales et canola.

  • De plus, les comptes des programmes Agri-investissement et Agri-Québec permettent aux producteurs participants de bénéficier de liquidités à court terme sans aucune condition de retrait. Le programme Agri-stabilité, quant à lui, offre la possibilité de paiement provisoire qui permet aux producteurs en difficultés d’obtenir à l’avance une partie du paiement calculé pour l’année en cause.

  • Le gouvernement a annoncé le Programme d’action concertée temporaire pour les entreprises (PACTE)​ et un moratoire de 3 mois sur les emprunts contractés par l’entremise des Fonds locaux d’investissements. Le PACTE peut aider les entreprises qui ont un problème d’approvisionnement en matières premières ou en produits (biens ou services) ou qui font face à une impossibilité ou à une réduction substantielle de la capacité de livrer des produits (biens ou services) ou des marchandises. L’aide financière, d’un montant minimal de 50 000 $, est attribuée sous forme de garantie de prêt, mais peut aussi prendre la forme d’un prêt.

    Communiqué : COVID-19 - Mesures économiques - Un gouvernement proactif pour aider les entreprises du Québec​

    Foire aux questions PACTE 

  • Le gouvernement du Canada a augmenté la capacité de prêt de Financement agricole Canada (FAC) de plus de 5 milliards de dollars pour subvenir aux besoins en liquidités des agriculteurs et des transformateurs d’aliments. Contactez-les pour plus d’informations.

    Consultez les programmes fédéraux relatifs à la COVID-19 et destinés aux entreprises

4. Je dois rembourser mon avance du Programme de paiement anticipé (PPA) pour le 30 avril. Est-il possible de retarder le remboursement? (Mis à jour le 29 mars)

Le gouvernement fédéral offre un délai supplémentaire de 6 mois pour rembourser le prêt. De plus, il y a possibilité de demander une exemption d’intérêts pour une tranche supplémentaire de 100 000 $ pour l’année 2020-2021, à condition que la totalité de leurs avances au titre du PPA ne dépasse pas le plafond fixé à 1 million de dollars.
 
5. En cette période, est-ce que le MAPAQ poursuivra le versement des aides financières qui était déjà prévu? (Mis à jour le 29 mars)​

Le Ministère maintient ses services essentiels, dont le versement des aides financières aux entreprises.​

Retour vers le haut

Liens utiles

Soutien psychologique des agriculteurs : veuillez consulter la page Ressources d'aide psychologique pour les agriculteurs.

Dernières informations de l'ACIA destinées aux consommateurs en matière d'alimentation et de santé animale et à l’égard de la COVID-19, Agence canadienne d’inspection des aliments

Maladie à coronavirus (COVID-19) : information pour l’industrie, Agriculture et Agroalimentaire Canada

Le MAPAQ suit de près l'évolution de la maladie à coronavirus (COVID-19). Nous mettrons ces questions et réponses à jour au besoin. Nous vous informerons également​ de tout changement qui pourrait avoir des répercussions sur la disponibilité, l’innocuité et la salubrité des aliments ainsi que sur la santé et le bien-être des animaux.

Retour vers le haut

 
Ne pas remplir ce champs

Publicité

Institut de technologie agroalimentaire Coin des jeunes Version mobile

Dernière mise à jour : 2020-03-29

Menu de bas de page

Aller au Portail du gouvernement du Québec
© Gouvernement du Québec, 2020