Jardiner dans les espaces publics

Vous cherchez un lieu de jardinage autre que votre cour ou votre balcon?

Plusieurs options s’offrent à vous :

Jardin communautaire

Il s’agit d’une terre découpée en plusieurs jardinets. Chaque parcelle peut être cultivée :

  • par une seule personne
  • par une famille
  • en cojardinage avec des amis.

Jardin communautaire Pointe-Verte, Pointe-Saint-Charles, Montréal.
Photo : Éric Duchemin, AU/LAB.

Des points d’eau, des outils et des espaces de détente sont mis à la disposition des membres jardiniers sur place.

Les jardins communautaires sont généralement encadrés par des programmes municipaux. Ils sont gérés par :

  • des représentants locaux
  • des organismes communautaires
  • un comité de citoyens-jardiniers.

Truc et astuce : Pour s’assurer du succès du jardin, chacun doit contribuer aux corvées. Les tâches d’entretien peuvent être obligatoires pour conserver son statut de membre.

Jardin collectif

Contrairement au jardin communautaire, le jardin collectif est une parcelle unique de terre jardinée par un groupe de membres.

Les décisions et les tâches sont partagées :

  • choix des espaces à cultiver
  • corvées et travail horticole
  • fruits et légumes récoltés.

Le plus souvent, un animateur est présent pour assurer la formation et le soutien liés au travail horticole et à la prise de décision collective.

C’est une façon conviviale de jardiner. L’activité permet la rencontre entre les résidents d’un même quartier et favorise le développement des compétences horticoles des participants.

Truc et astuce : Vous pouvez distribuer une partie de votre récolte à des organismes d’aide alimentaire pour contribuer à la vitalité de votre communauté.

Jardin pédagogique

Projet propre à une école ou une garderie, il permet aux professeurs et aux éducateurs de familiariser les enfants avec l’agriculture et l’alimentation.

On y produit des légumes, des fruits et des fines herbes. Il est aussi possible d’y intégrer des plantes mellifères, des ruches ou de petits élevages.

Jardin communautaire Basile-Patenaude, Rosemont-Petite-Patrie, Montréal.
Photo : Éric Duchemin, AU/LAB.

Ruelle verte et comestible

Une ruelle renaturalisée par les propriétaires pour créer un jardin vert comestible est utile et agréable pour tous. La ruelle devient un lieu de partage, de culture commune et de biodiversité.

Il est possible d’y ajouter :

  • des bacs de plantations
  • des bacs de compostage
  • un poulailler communautaire
  • tout autre projet proposé par les résidents de la ruelle.

Avant de commencer le projet, veillez à :

  1. créer un comité de ruelle
  2. obtenir l’accord d’un pourcentage des propriétaires et usagers de la ruelle (à vérifier selon la ville)
  3. obtenir l’accord de la ville
  4. obtenir un financement suffisant à la transformation de la ruelle
  5. prévoir les ressources nécessaires (matérielles, financières, etc.) à l’entretien du jardin.

Jardin sur rue à Pointe-Saint-Charles, Montréal.
Photo : Éric Duchemin, AU/LAB.

Jardin sur rue

Une nouvelle forme de jardin potager prend de l’essor : le jardin sur rue.
Pour créer un jardin de rue, on peut :

  • l’installer devant sa maison
  • utiliser les carrés d’arbres
  • utiliser les saillies de trottoirs.

Certaines villes créent des programmes d’accompagnement pour aider les citoyens souhaitant tenter l’expérience.

Important : Vous devez vérifier les règlements de votre municipalité avant d’entreprendre un tel projet.

 Verger communautaire

Remplacer les arbres ornementaux par des arbres fruitiers dans les espaces publics permet de :

  • verdir la ville et nourrir les citoyens qui l’habitent
  • fournir les comptoirs alimentaires en fruits.

Verger de la Maison Productive, Pointe-Saint-Charles, Montréal.
Photo : Éric Duchemin, AU/LAB.

À prendre en considération :

  • Vous devez avoir l’autorisation de la ville avant de réaliser un tel projet.
  • Les arbres fruitiers demandent un entretien spécifique, selon leur taille.
  • Il faut porter une attention particulière aux signes de maladies et d’infestation de ravageurs, qui peuvent affecter la production.
  • Il faut prévoir la cueillette de fruits dans l’ensemble de la ville pour ne pas ralentir la production et ne pas salir les trottoirs avec des fruits tombés de l’arbre.
  • Il faut arroser les arbres pour obtenir une production abondante.

Rue de la commune et College, Ville-Marie, Montréal.
Photo : Éric Duchemin, AU/LAB.

Aménagement paysager comestible

Ce type d’aménagement permet de décorer :

  • une propriété
  • un terrain public
  • un trottoir.

Ils sont esthétiques et demandent peu d’entretien.

Ils sont composés de :

  • plantes ornementales
  • plantes potagères
  • arbustes fruitiers.

Important : Avant de procéder à de tels aménagements, vérifiez les règlements de votre municipalité.

Potager dans un parc

Il permet :

  • de se familiariser avec la culture maraîchère
  • d’offrir une initiation au jardinage aux jeunes enfants
  • d’avoir une action sur le verdissement du quartier.

Potager au travail

Géré comme un jardin collectif ou communautaire, ce potager peut se situer à divers endroits dans le milieu de travail :

  • sur le toit
  • sur la terrasse
  • sur le terrain.

Il peut aussi prendre la forme de petites fermes fournissant la cafétéria des employés.

Le potager au travail :

  • devient un espace de socialisation et de détente entre collègues
  • permet d’ajouter un peu de verdure au dîner.

Campus cultivé

Plusieurs universités et collèges à travers la province ont implanté des projets d’agriculture sur leur terrain.

On y voit :

  • des jardins
  • des bacs placés sur l’asphalte ou sur les toits
  • des ruches
  • de petites forêts nourricières
  • des serres. 

Voir aussi

Pour en savoir plus

 
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Dernière mise à jour : 2018-05-18

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