Foire aux questions sur la maladie débilitante chronique du cervidé (MDC)

  1. Pourquoi la MDC fait-elle l’objet d’une haute surveillance et de mesures de prévention de contrôle au Québec?
  2. Qu’est-ce qui est fait pour détecter cette maladie?
  3. Qu’est-il advenu de la viande de l’animal infecté? Quelles mesures sont prises pour éviter que la viande d’un animal infecté se retrouve sur le marché?
  4. Quelles mesures sont mise en œuvre pour contrer la propagation de la MDC à partir de la ferme où se trouvait l’animal infecté?
  5. Quel est le rôle du MAPAQ, en lien avec le récent cas de MDC identifié ?
  6. Pourquoi tous les animaux du troupeau dont faisait partie le cerf rouge atteint sont abattus?
  7. Qu’arrive-t-il des élevages qui auraient reçu des animaux du troupeau touché?
  8. Est-ce que la maladie peut se transmettre à l’humain?
  9. Est-ce qu’il est sécuritaire de manger la viande de cervidé?
  10. Puis-je donner de la viande de gibier?
  11. Est-ce que des mesures sont mises en œuvre pour gérer les différents risques sanitaires associés à la découpe de carcasses de cervidés sauvages?

Réponses

  1. Pourquoi la MDC fait-elle l’objet d’une haute surveillance et de mesures de prévention de contrôle au Québec?

    Réponse : L’objectif des mesures mises en œuvre est de permettre d’éliminer la MDC du territoire du Québec, à la suite de la détection d’un premier cas de la maladie. Celle-ci est fatale pour les cervidés et elle peut affecter gravement les élevages ainsi que les populations de cervidés sauvages.

    Retour aux questions >>
  2. Qu'est-ce qui est fait pour détecter cette maladie?

    Réponse : La surveillance de la MDC a été rehaussée tant à l’égard des cervidés d’élevage que pour les cervidés sauvages. Au Québec, tous les cervidés d’élevage de plus de 12 mois abattus dans les établissements sous inspection fédérale et provinciale sont soumis à un test de dépistage de la MDC. Le MFFP voit à ce que les cerfs de Virginie ou les orignaux se trouvant dans une zone d’intervention et de surveillance définie autour de l’élevage d’où provient le cerf rouge infecté soient l’objet de tests. Le laboratoire de santé animale du MAPAQ a triplé sa capacité d’analyse de façon à répondre au besoin de dépistage de la MDC.

    Depuis 2002, le Québec est proactif pour ce qui est de prévenir l’entrée de cette maladie sur son territoire et il a mis en place des activités de surveillance pour en détecter la présence dans les élevages de cervidés et dans la faune. Plus de 22 000 cervidés d’élevage ont été testés au Québec depuis 2002, sans compter les milliers de cervidés sauvages. Annuellement, jusqu’à 3 800 cervidés subissent des tests. Cette surveillance active a permis de détecter ce premier cas de MDC au Québec. L’animal ne présentait aucun symptôme de maladie.

    Retour aux questions >>
  3. Qu’est-il advenu de la viande de l’animal infecté? Quelles mesures sont prises pour éviter que la viande d’un animal infecté se retrouve sur le marché?

    Réponse : La carcasse de l’animal infecté a été condamnée et sa viande n’est pas entrée dans la chaîne alimentaire. Tous les cervidés d’élevage de plus de 12 mois abattus dans les établissements sous inspection fédérale et provinciale sont l’objet d’un test de dépistage de la MDC. Un résultat positif entraîne la condamnation de la carcasse; celle-ci est retirée de la chaine alimentaire et éliminée de façon à détruire les prions.

    Retour aux questions >>
  4. Quelles mesures sont mises en œuvre pour contrer la propagation de la MDC à partir de la ferme où se trouvait l’animal infecté.

    Réponse : Tous les cervidés de la ferme d’où provenait le cerf rouge atteint ont été mis rapidement en quarantaine par l’ACIA, qui a formulé une ordonnance visant le dépeuplement de ce troupeau Tous les animaux abattus subiront des tests. L’élevage doit se soumettre à plusieurs exigences. Ainsi, les cervidés en quarantaine ne peuvent être déplacés que vers un abattoir et un permis de transport doit être délivré par l’ACIA. Le nettoyage et la désinfection des véhicules doivent être effectués. De plus, aucune nouvelle arrivée de cervidés sur les lieux n’est permise. Tous les élevages en lien avec la ferme sont tenus en quarantaine au moins jusqu’à ce que l’enquête du MAPAQ soit terminée.

    Le MAPAQ collabore avec le MFFP qui applique les règles concernant le confinement des cervidés, de façon à éviter la fuite des animaux d’élevage dans la nature. Une intervention du Ministère du Développement durable, de l'Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques assure le respect des normes relatives à la gestion du fumier et à la protection des eaux. Dans l’ensemble des fermes, les normes de biosécurité rehaussées et les normes de gestion des carcasses limitent la contamination de l’environnement ou des autres élevages.

    Retour aux questions >>
  5. Quel est le rôle du MAPAQ, en lien avec le récent cas de MDC identifié ?

    Réponse : Le MAPAQ effectue les analyses pour la détection de la MDC dans son laboratoire de santé animale. Il exerce une veille continue de la santé animale et s’applique à protéger la santé publique. Il s’assure la présence d’inspecteurs lorsque la situation l’exige.

    Le MAPAQ collabore à l’enquête épidémiologique effectuée par l’ACIA à la ferme touchée par le cas de MDC. Entre autres choses, les lieux en lien avec la ferme touchée ont été visités conjointement par les médecins vétérinaires du MAPAQ et ceux de l’ACIA. Tous les élevages visés seront maintenus en quarantaine au moins jusqu’à ce que l’enquête du MAPAQ soit terminée. Cette enquête tiendra compte de l’analyse des résultats du dépistage de la MDC effectué à l’égard de l’ensemble des animaux d’élevage abattus ainsi qu’à l’endroit des animaux sauvages se trouvant dans la zone d’intervention et de surveillance définie autour du troupeau.

    Le MAPAQ maintient des communications régulières avec ses partenaires. Il continue d’appuyer les éleveurs de cervidés, notamment avec la collaboration des autorités du secteur de la santé qui offrent un soutien psychosocial. Il travaille en étroite collaboration avec l’ACIA et le MFFP pour éviter la propagation de la maladie.

    Des outils de communication ont été mis au point pour informer toutes les personnes concernées par la situation, notamment en matière de communications publiques, et le Ministère assure des communications régulières avec les acteurs de l’industrie comme avec ses partenaires. Les lignes 1 844 ANIMAUX, pour la santé animale, et 1 800 463-6210, pour la salubrité des aliments, sont à la disposition des citoyens pour répondre à leurs interrogations.

    Retour aux questions >>
  6. Pourquoi tous les animaux du troupeau dont faisait partie le cerf rouge atteint sont abattus?

    Réponse : La décision d’abattre les animaux a été prise par l’ACIA, en collaboration avec le MAPAQ, en vertu des données recueilles dans le cadre de l’enquête menée dans l’élevage touché. Le lieu est considéré comme contaminé. Les animaux du troupeau sont potentiellement infectés et le test reconnu pour détecter la MDC nécessite l‘abattage des animaux.

    Retour aux questions >>
  7. Qu’arrive-t-il des élevages qui auraient reçu des animaux du troupeau touché?

    Réponse : Les élevages qui sont en lien avec le troupeau dont faisait partie le cerf rouge atteint seront maintenus en quarantaine jusqu’à ce que l’enquête du MAPAQ soit terminée. Cette enquête tiendra compte de l’analyse des résultats du dépistage de la MDC effectué à l’égard de tous les animaux d’élevage abattus ainsi qu’à l’endroit des animaux sauvages se trouvant dans la zone d’intervention et de surveillance définie autour du troupeau.

    Retour aux questions >>
  8. Est-ce que la maladie peut se transmettre à l’humain?

    Réponse : La MDC n’est pas considérée comme une maladie transmissible à l’humain, mais, par mesure de précaution, il n’est pas recommandé de consommer la viande d’un animal infecté, ni d’utiliser les tissus de cet animal. Bien que la maladie soit présente en Amérique du Nord depuis plusieurs années, il n’y a actuellement aucune preuve scientifique qui confirme qu’elle est transmissible à l’humain.

    Retour aux questions >>
  9. Est-ce qu’il est sécuritaire de manger la viande de cervidé?

    Réponse : Les mesures de précaution à adopter consistent à ne pas manger la viande d’un animal déclaré positif ou présentant des signes de la maladie. La MDC n’est pas reconnue comme une maladie transmissible à l’humain alors qu’elle circule depuis des dizaines d’années en Amérique du Nord. Au cours des dernières années, une surveillance de la maladie a été effectuée sur des dizaines de milliers de cervidés au Québec et la MDC n’avait jamais été retrouvée auparavant. Depuis la survenue du premier cas dans un élevage au Québec, selon l’enquête en cours, aucune indication n’indique que la maladie se serait propagée à d’autres élevages québécois ou dans la faune (mise à jour : 25 octobre 2018).

    Toutes les précautions recommandées sont prises pour assurer la salubrité de la viande de cervidés produite et mise en marché au Québec. Tous les cervidés d’élevage de plus de 12 mois abattus dans les établissements sous inspection fédérale et provinciale sont l’objet d’un test de dépistage de la MDC. Ce dépistage inclut donc la totalité des cervidés d’élevage en âge d’être abattus et dont la viande peut être mise sur le marché. Un résultat positif chez un animal d’élevage entraîne la condamnation de sa carcasse; celle-ci est retirée de la chaine alimentaire et éliminée de façon à détruire les prions.

    En ce qui concerne les cervidés sauvages, les chasseurs sont avisés des résultats de test par le MFFP. Dans un établissement de découpe, un résultat positif chez un animal sauvage entraîne la saisie de sa carcasse; celle-ci est retirée de la chaine alimentaire et éliminée de façon à détruire les prions.

    Retour aux questions >>
  10. Puis-je donner de la viande de gibier?

    Réponse : Pour le MAPAQ, la priorité demeure la salubrité des aliments. Il n’y a pas de permis d’exigé ni de réglementation particulière pour ce qui est du don d’aliments. Toutefois, tout « donateur » doit prendre les mesures nécessaires pour ne pas mettre en péril la santé des consommateurs. Les aliments donnés doivent être propres à la consommation humaine.

    Les chasseurs ou les organismes qui effectuent la récupération d’aliments dans un contexte d’aide alimentaire peuvent communiquer avec le MAPAQ pour réaliser les analyses appropriées. Si le résultat d’une analyse confirme la présence de la MDC dans un échantillon de cervidé, la viande ne doit pas être consommée et elle ne peut pas faire l’objet d’un don aux banques alimentaires.

    Retour aux questions >>
  11. Est-ce que des mesures sont mise en œuvre pour gérer les différents risques sanitaires associés à la découpe de carcasses de cervidés sauvages?

    Réponse : De bonnes mesures sont déjà mises en œuvre pour gérer les divers risques sanitaires. Il convient d’adopter les bonnes pratiques de base au moment de la manipulation et du traitement des carcasses de cervidés. Vous êtes invités à consulter la fiche d’information à l’intention des chasseurs concernant la viande de gibier sauvage (PDF, 411 ko).

    Retour aux questions >>

 

Retour à la page Maladie débilitante chronique (MDC)

 
Ne pas remplir ce champs

Dernière mise à jour : 2018-11-02

Menu de bas de page

Aller au Portail du gouvernement du Québec
© Gouvernement du Québec, 2019