Influenza A

L’influenza A est une infection des voies respiratoires, aussi appelée grippe lorsqu’elle affecte l’humain. On trouve le virus de l’influenza de type A dans une large diversité d’espèces animales, y compris chez les humains. Différents sous-types de ce virus (ex : H1N1) sont identifiés selon deux protéines situées à la surface du virus : l’hémagglutinine (H) et la neuraminidase (N). On trouve la majorité des sous-types chez les oiseaux sauvages, qui sont le réservoir naturel du virus.

La transmission de l’influenza A se fait généralement entre individus d’une même espèce, dans laquelle circulent quelques sous-types de virus qui y sont adaptés. Plus rarement, des échanges ont lieu à l’occasion de contacts étroits entre différentes espèces, par exemple entre l’oiseau, le porc et l’humain. Certains sous-types de virus, transmis entre les animaux et les humains, sont donc des zoonoses. La prévention de la transmission de l’influenza A, en particulier entre les espèces, est importante pour protéger la santé animale et la santé publique.

Effets sur l’humain

La grippe saisonnière humaine est causée notamment par le virus influenza de type A, sous-types H1N1 et H3N2, qui circulent au Québec principalement entre la fin de l’automne et le début du printemps.

  • Incubation (avant le développement des premiers symptômes) : généralement entre 1 et 4 jours, parfois jusqu’à 7 jours.
  • Symptômes : de légers à graves, qui comprennent fièvre, toux, mal de gorge, douleurs musculaires ou articulaires, fatigue et maux de tête.
  • Personnes les plus vulnérables : jeunes enfants, personnes âgées ou dont le système immunitaire est affaibli, autres personnes à risque. Plusieurs complications sont possibles sur le plan de la santé.
  • Durée de la maladie : de 2 à 7 jours.

Rarement, l’humain peut être infecté par un virus influenza d’origine aviaire ou porcine, qui est alors appelé variant. Les virus « variants » ne se transmettent généralement pas entre humains.

L’influenza d’origine porcine a des symptômes semblables à la grippe saisonnière. L’influenza d’origine aviaire cause généralement des manifestations bénignes, comme une conjonctivite. Cependant, des cas graves observés chez les oiseaux domestiques sont liés aux sous-types hautement pathogènes H5N1 et H7N9 asiatiques, qui ne circulent pas, jusqu’à présent, au Québec ou au Canada.

Effets sur l’animal

Les virus en cause sont de divers sous-types et sont distincts de ceux qui causent la grippe saisonnière humaine. L’infection n’est parfois accompagnée d’aucun symptôme et la gravité de la maladie varie, notamment selon les espèces infectées.

  • Porcs, chevaux, chiens : toux, écoulement nasal, fièvre, fatigue et diminution de l’appétit.
  • Volailles : baisse d’énergie et d’appétit, diminution de la production d’œufs et anomalies de la coquille, enflure à la tête, toux, éternuements, signes nerveux, mortalité parfois importante.

L’influenza circule régulièrement chez les porcs, avec des pics d’activité au printemps et à l’automne. Des éclosions peuvent toucher ponctuellement les chevaux et, plus rarement, les chiens. Chez les volailles, les cas sont très rares.

Comment l’humain est-il contaminé?

  • Par un contact direct ou indirect avec une personne infectée ou, plus rarement, avec un animal infecté :
    • Inspiration de gouttelettes projetées dans l’air par une personne ou un animal infecté
    • Contact avec les muqueuses par des mains et des objets contaminés.

En Amérique du Nord, la majorité des cas de zoonoses documentés concernent les échanges entre les porcs et les humains.

Rien n’indique que l’influenza de type A puisse être transmis aux humains par la consommation de volaille, de porc ou de produits avicoles ou porcins préparés correctement. Les virus grippaux ne résistent pas à des températures dépassant 70 °C. Il demeure important de prendre les précautions habituelles en ce qui concerne l’entreposage, la manipulation et la préparation des aliments.

Comment survient une pandémie?

Une pandémie de grippe est causée par la propagation d’un nouveau virus influenza au-delà des frontières, en l’absence d’immunité dans la grande majorité de la population. Elle peut survenir sur un continent, dans un hémisphère ou sur la planète entière. Le nouveau virus en cause doit avoir les propriétés de se transmettre facilement entre les personnes et de les rendre malades. Il naît de la recombinaison de plusieurs virus influenza, favorisée par l’infection simultanée d’une personne ou d’un animal par des virus d’origine différente.

Ce sont les virus influenza d’origine porcine, aviaire ou humaine qui sont principalement impliqués dans les recombinaisons. Chaque échange de virus entre ces espèces présente un nouveau risque de voir naître un virus pandémique.

La pandémie de grippe H1N1 de 2009 est issue de la recombinaison de virus d’origines porcine et aviaire avec des composantes d’origine humaine. Ses conséquences sur la santé ont heureusement été relativement limitées. Les effets d’une pandémie dépendent, entre autres choses, de la protection immunitaire de la population et de la transmissibilité et de la virulence du virus en question.

Prévention

  • Respecter les recommandations visant à prévenir la transmission de la grippe : se laver régulièrement les mains, se faire vacciner, rester chez soi et limiter les contacts tant qu’on ne se sent pas bien, tousser et éternuer dans le pli du coude ou dans un mouchoir.
  • Respecter les mesures générales de prévention des zoonoses au moment d’un contact avec un animal susceptible d’être infecté par l’influenza, y compris les mesures de biosécurité, d’hygiène et de protection individuelle dans les élevages.
  • Selon l’espèce animale touchée, respecter les recommandations visant à prévenir les risques associés à l’influenza aviaire, à l'influenza porcine, à l’influenza équine ou à l’influenza canine.

La prévention de la transmission de l’influenza, notamment entre les espèces, est importante pour protéger la santé publique.

Surveillance

Au Québec, les réseaux sentinelles de surveillance du MAPAQ effectuent une surveillance constante de l’influenza A chez les animaux. L’influenza aviaire et l’influenza porcine font l’objet d’une surveillance particulière.

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Dernière mise à jour : 2018-07-18

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