De découvertes en découvertes

Découvrir les produits régionaux et le savoir-faire des producteurs et des transformateurs : voici ce à quoi les consommateurs sont conviés dans les prochaines semaines et les prochains mois. Il en est de même pour les producteurs, qui sont eux aussi invités à faire de nouvelles découvertes, mais cette fois sous l’angle de l’innovation. Le Ministère soutient et encourage les initiatives qui vont en ce sens. Voici quelques exemples qui le démontrent.

Des produits mis en valeur...

1. Journées Couleurs et Saveurs Desjardins de la Chaudière-Appalaches

C'est avec enthousiasme que le milieu agroalimentaire de la Chaudière-Appalaches accueillera les visiteurs dans divers sites les 19 et 20 août prochains pour la sixième édition des Journées Couleurs et Saveurs Desjardins de la Chaudière-Appalaches. Une foule d'activités sont prévues afin de favoriser la découverte des aliments d’ici qui font notre fierté et celle des producteurs agricoles et des transformateurs de chez nous.

Cette année, les MRC de la région soutiennent la promotion des diverses activités tenues dans des marchés publics, des vergers, des bleuetières ou autres, en collaboration avec les entreprises participantes. À compter du 5 juillet prochain, vous pourrez consulter la programmation. C’est un rendez-vous incontournable pour les amateurs des aliments de la Chaudière-Appalaches.

2. Paniers d’Équiterre

Le réseau des fermiers de famille d’Équiterre simplifie l’établissement de points de livraison hebdomadaire grâce à une collaboration avec Métro et Super C. En effet, en Chaudière-Appalaches, les stationnements des supermarchés Métro de Saint-Étienne, de Charny et de Lévis sont rendus disponibles pour permettre à la clientèle d’avoir accès à des paniers de l’agriculture soutenue par la communauté (ASC). Ce réseau de fermiers de famille permet de relier le consommateur à un agriculteur de sa région. Les consommateurs intéressés doivent s’abonner sur le site Internet et s’engager pour toute la durée de la saison auprès d’un fermier de famille.


... et de l'innovation

1. Les légumes biologiques en champ

Certains projets de légumes biologiques en champ ont démarré l’an passé alors que d’autres débutent cette année. Pensons à ceux portant sur l’approche intégrée de fertilisation azotée permettant la production rentable de pommes de terre biologiques générant un bilan phosphore équilibré, les essais de variétés d’ail et d’échalotes françaises, l’optimisation de la fertilisation dans l’ail biologique, etc.

Un nouveau projet, réalisé en collaboration avec l’Institut de recherche et de développement en agroenvironnement (IRDA), démarrera sous peu. À la ferme expérimentale de l’IRDA, des parcelles biologiques seront implantées pour des démonstrations, des essais ainsi que de la recherche et de l’innovation dans le secteur des grandes cultures et de l’horticulture. Ce projet s’inscrit directement dans l’une des priorités ministérielles, soit celle de stimuler le développement de la production biologique.

2. Les petits fruits

Plusieurs projets portent sur la régie ou la réduction des cultures de l’usage des pesticides, tant dans les domaines du bleuet et de la camerise que de la fraise et de la pomme. Par exemple, la production de fraises à jours neutres à moindres risques, les cultivars de bleuets en corymbe et l’effet des gelées tardives d’automne sur la qualité de la pomme seront sous la loupe.

3. La phytoprotection

Puisque les applications aériennes de pesticides, notamment de fongicides, gagnent en popularité, il importe de bien comprendre les paramètres entourant ce type d’application et les bonnes pratiques permettant de limiter les risques de dérive. Un projet sera donc mené afin de circonscrire les éléments à considérer lorsqu’une entreprise a recours à des applications par hélicoptère. Grâce aux conclusions obtenues, les producteurs pourront s’assurer que les applications sont réalisées de façon efficace et qu’elles minimisent les risques de dérive et d’exposition de la population.

Dans le souci de protéger les pollinisateurs, des secteurs prioritaires d’intervention ont été identifiés dans la région. Trois projets sont actuellement en cours afin de sensibiliser les entreprises situées dans ces zones au sujet des effets de leurs pratiques culturales et de l’environnement agricole sur les pollinisateurs. Le premier projet sera mené dans Lotbinière et le promoteur est l’UPA de la Chaudière-Appalaches. Le deuxième sera réalisé dans le secteur de Thetford Mines et chapeauté par le club Agro-Champ. Finalement, le dernier projet, lancé par le Conseil de bassin de la rivière Etchemin, se concrétisera à St-Henri-de-Lévis.

Toujours en matière de phytoprotection, un projet vise à réduire l’utilisation d’herbicides à risque élevé pour la santé et l’environnement dans la culture du maïs. Cela se traduit par l’implantation de six sites ayant des parcelles d’essais comparatifs. L’objectif est de démontrer le potentiel de solutions de désherbage à plus faible risque et de favoriser leur adoption par les producteurs de la région.

4. Les productions animales

Les producteurs et les vétérinaires sont de plus en plus intéressés par la résistance parasitaire des animaux au pâturage. À ce sujet, un projet sur le suivi de la charge parasitaire des troupeaux a débuté au cours de l’été 2016 en Chaudière-Appalaches et se poursuivra cette année. Il vise à suggérer des façons de mieux gérer l’utilisation des produits antiparasitaires et à encourager la réalisation de coprologies avant d’administrer les produits, ce qui réduit les risques d’apparition de résistance parasitaire. Ce projet vient soutenir les vétérinaires pour une recommandation d’antiparasitaire plus ciblée en plus de sensibiliser les producteurs aux conséquences de « l’autoprescription » sans discussion avec un vétérinaire.

L’année dernière, le Ministère a sensibilisé les producteurs agricoles à l’importance de nettoyer leur bassin d’abreuvement. En août 2016, l’eau des bassins d’abreuvement où se trouvaient les vaches en paissance chez 19 producteurs agricoles a été échantillonnée aux fins d’analyse minérale et bactériologique. L’objectif était de démontrer qu’avec des bassins nettoyés, l’eau d’abreuvement est de meilleure qualité.

Cette année, l’objectif est de déterminer la ou les meilleures méthodes de désinfection de l’eau au pâturage, soit avec des pastilles mises dans les bassins d’abreuvement, soit en désinfectant le réseau de tuyaux qui amène l’eau dans les parcelles. Une eau de qualité demeure le gage d’un meilleur état de santé général des animaux ainsi que d’une amélioration de leur bien-être et de leur performance au pâturage.

Bonnes découvertes, bon été!


Pierre Lemay
, agronome
Directeur régional adjoint

 
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Dernière mise à jour : 2017-06-01

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