Dix excellentes idées à retenir!

Voici dix excellentes idées à retenir en matière de cultures abritées et d'horticulture :

Cultures abritées

1. Lutte biologique contre les maladies

Il y a 35 à 40 ans, la lutte aux insectes et aux maladies se faisait avec des pesticides. Je peux vous assurer que cette méthode ne fonctionnait pas. Les insectes trouvent toujours le moyen de développer des résistances aux produits utilisés.

Grâce aux serristes biologiques de la Beauce, nous avons démontré qu’il était possible de combattre les insectes et les acariens à l’aide de prédateurs et de parasites naturels.

2. Greffage des plants de légumes de serre

À la fin des années 1980, les tomates avaient de graves maladies de racines et la productivité déclinait constamment. J’ai réussi avec l’aide de producteurs volontaires à introduire au Québec le greffage des plants de tomates sur des porte-greffes résistants aux maladies. Maintenant, c’est devenu la norme pour tous, et ce, même de façon hydroponique.

3. Bourdons pour la pollinisation des tomates

Lors d’un voyage en Hollande, j’ai constaté que les Hollandais faisaient faire le travail de pollinisation par les bourdons. Grâce à des fournisseurs internationaux, cette technologie est devenue la norme.

4. Développement de la serriculture biologique des légumes de serre

En 1980, la Beauce était la « mecque » de la production biologique en serre. Avec peu de moyens et souvent par essais et erreurs, nous avons développé des façons de produire des légumes de serre en plein sol, sans engrais chimiques de synthèse et sans pesticide.

5. Développement de la technologie dans les serres

En 40 ans, les serres ont changé du tout au tout. Parmi les développements les plus significatifs, nous devons mentionner le contrôle du climat par ordinateur. Les économies de temps plus celles de chauffage égalent moins de maladies fongiques donc une diminution des pesticides. Les ordinateurs peuvent aussi contrôler plein d’autres choses : gaz carbonique, éclairage artificiel, irrigation et fertilisation.

Horticulture dans les champs

6. L’utilisation des composts

Je considère les avantages possibles de l’utilisation des composts de qualité, comme ayant un gros potentiel pour nous aider à faire une meilleure agriculture. J’ai raconté souvent l’histoire de ma framboisière que nous avons exploitée pendant près de 30 ans. Si elle a duré si longtemps, c’est grâce au compost qui a toujours réussi à réactiver la vie du sol et du même coup, réactiver la culture.

Je prône l’utilisation des composts davantage pour nourrir l’activité biologique du sol que comme fertilisant seulement. Pour faire cela, des petites quantités, comme 5 tonnes par hectare peuvent suffire. Il est aussi de plus en plus reconnu que le compost a des effets intéressants sur la prévention de plusieurs maladies des cultures.

7. L’utilisation des billons dans les fraises et framboises

Nous nous sommes aperçus, dans les années 1980 que plusieurs de nos fraisières et framboisières étaient gravement malades. Le problème : des maladies de racines causées par le champignon Phytophthora.

À tout problème, il faut en regarder l’origine, les causes. Le champignon en question prolifère dans des sols mal drainés ou mal aérés. En fabriquant un billon ou une plate-bande surélevée, sur lequel on plante les fraises ou les framboises, on se trouve à régler les problèmes à la base, car le champignon ne peut pas s’y développer.

8. Lutte biologique contre les tétranyques

Les tétranyques sont des petites araignées minuscules qui adorent les framboisiers. Elles sucent la sève des feuilles et les fait dépérir; la récolte peut en être très affectée.

Pour contrer le problème, une petite araignée minuscule, l’Amblyseius fallacis, a été mise à contribution. La technique fonctionne à merveille, car les tétranyques ont été éliminées.

9. Lutte biologique aux charançons des racines du fraisier

Les charançons des racines peuvent faire de graves dégâts dans les fraisières en se nourrissant des racines. Or, il est assez compliqué de combattre les insectes dans le sol car ils sont difficiles à atteindre.

Ce problème a été résolu grâce à des essais que nous avons faits avec des nématodes, parasites des larves de charançons. Un autre essai a ensuite permis de prouver que les nématodes peuvent aussi être appliqués dans un système d’irrigation goutte-à-goutte placé près des plants.

10. Le travail de groupe

Pour réussir dans une production, la ferme doit être efficace et rentable.
Pourtant, un secteur organisé, qui a des ressources communes et qui fait des choses ensemble, a plus de chances de réussir que l’inverse.

Que peut-on faire ensemble?

  • Se payer des services-conseils ou autres
  • Faire l’achat d’intrants en commun
  • Faire de la promotion commune
  • Vendre en commun
  • Être capable de fournir un acheteur qui demande un gros volume
  • Etc.

André Carrier, agronome, M. Sc.
Conseiller régional en horticulture

Juin 2014

 
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Dernière mise à jour : 2016-10-14

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