L'agriculture biologique

La production biologique n’est plus un simple créneau : c’est un secteur innovateur en plein essor, soit la branche de l’agroalimentaire qui possède la plus forte croissance, une hausse soutenue de plus de 10 % par année. La Chaudière-Appalaches n’est pas en reste et fait figure de chef de file dans le domaine.

C’est ici qu’on dénombre le plus grand nombre d’entreprises détenant une certification biologique (261 certifiées et 27 précertifiées). Le Québec compte actuellement 1545 entreprises certifiées et 161 précertifiées. De plus en plus de producteurs de tous les secteurs se lancent en agriculture bio afin de répondre aux besoins grandissants des marchés locaux et internationaux.

Vos questions, nos réponses!

Voici quelques-unes des questions qui me sont souvent posées sur la production biologique :

1. Pourquoi y a-t-il un tel engouement pour le bio?

De plus en plus de consommateurs sont préoccupés par la santé, la saine alimentation, la protection de l’environnement, le bien-être animal, l’approvisionnement local et la traçabilité des aliments. Les produits biologiques québécois répondent à ces préoccupations. Par ailleurs, pour le producteur agricole, ce type de production permet d’innover et de réduire les intrants et leurs impacts sur la santé et l’environnement, en plus d’être intéressant financièrement. Œuvrer au développement du secteur bio, c’est motivant, dynamisant et enrichissant!

2. Le bio, est-ce rentable?

En considérant les coûts liés à la production bio tels que la certification et les opérations culturales ainsi que les rendements (qui peuvent être moindres dans certaines productions), les références économiques de différentes sources reconnues démontrent que le bio est non seulement rentable, mais aussi généralement plus payant pour le producteur agricole. Cela s’explique en partie par l’utilisation réduite des intrants (pesticides et engrais de synthèse, antibiotiques, etc.) ainsi que par les prix de vente supérieurs en bio. Prenons l’exemple des grains bio : les marges sur coûts variables sont au minimum trois fois supérieures à celles des grains non biologiques. (Références économiques, CRAAQ).

3. En bio, peut-on atteindre les mêmes rendements qu’en mode conventionnel?

Ça dépend. Il n’y a pas qu’une seule bonne réponse à cette question. Pour avoir de bons rendements en agriculture bio, on doit travailler en mode préventif et faire ce qu’il faut au bon moment. Je répète souvent qu’il existe peu de « pansements » pour mettre sur les « plaies ». Il faut donc éviter les situations périlleuses.

Certaines productions bio telles que l’acériculture, les céréales et plusieurs productions horticoles se comparent au mode conventionnel sur le plan des rendements. Toutefois, historiquement, la plupart des acteurs impliqués dans le secteur biologique évaluent que les rendements en bio sont en moyenne inférieurs de 25 %. Cependant, cette différence tend à diminuer au fur et à mesure des différentes avancées techniques et technologiques dans ce secteur. Ce qu’il faut retenir, c’est que malgré des rendements inférieurs au champ ou dans l’étable, le rendement économique demeure supérieur.

4. Existe-t-il des aides financières pour appuyer les entreprises en démarrage, en transition ou déjà en production bio?

Oui. Au printemps 2015, le MAPAQ lançait la Stratégie de croissance du secteur biologique afin d’appuyer le développement du bio. Cette stratégie comprend plusieurs mesures, notamment :
- un programme d’appui pour la conversion à l’agriculture biologique;
- une bonification de l’aide financière pour les services-conseils, qui atteint maintenant 85 %;
- des ajouts au programme Prime-Vert pour l’implantation de haies séparatrices et l’achat ou la modification d’équipements spécialisés.

Également, plusieurs autres mesures d’aide au secteur bio sont disponibles auprès de La Financière agricole du Québec.

Le lancement de la Stratégie a donné un excellent coup de pouce au développement du secteur bio. Pour plus d’information, consultez notre site Internet.

Ce que nous pouvons faire pour vous

L’offre de services de la Direction régionale de la Chaudière-Appalaches du Ministère est variée en matière de production biologique :

  • Accompagnement et appui des entreprises en démarrage ou en transition biologique
  • Renseignements sur les différentes mesures d’aides financières et techniques
  • Offre de formations (ex. : journées d’information, démonstrations, etc.)
  • Collaboration à plusieurs projets d’essais et d’innovation afin de résoudre des problématiques et de répondre à des priorités du secteur
  • Valorisation du secteur bio auprès des consommateurs
  • Diffusion d’information pertinente au moyen de courriels, d’Agri-Réseau, du Réseau Bio et d’autres publications diverses
  • Représentation du secteur bio sur plusieurs comités et groupes de travail provinciaux
  • Participation à l’élaboration ou à la mise à jour de références économiques en production bio
  • Etc.

La production biologique vous offre de multiples possibilités : adoptez-la!

Jonathan Roy, agronome
Conseiller régional en agriculture biologique
 
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Dernière mise à jour : 2017-07-20

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