L'agroenvironnement

Les conseillers en agroenvironnement de la Direction régionale de la Chaudière-Appalaches du MAPAQ sont soucieux de mettre de l’avant des solutions environnementales afin d'offrir le meilleur soutien possible aux producteurs agricoles. Les orientations agroenvironnementales touchent notamment la réduction des risques pour la santé et l’environnement liés à l’usage des pesticides, l’utilisation responsable des sols, la réduction de la pollution de l’eau et la protection des écosystèmes.

Vos questions, nos réponses!

Voici quelques-unes des questions qui nous sont souvent posées en matière d’agroenvironnement :

1. Retrouve-t-on des pesticides dans l’eau des rivières de la région?

Un peu à l’image de ce qu’on retrouve ailleurs au Québec dans les secteurs où les grandes cultures sont plus intensives, on retrouve des traces de pesticides dans les cours d’eau de la région. Même si, dans la plupart des cas, il n’y a pas de dépassement des critères de vie aquatique, il faut porter une attention particulière aux néonicotinoïdes, qui sont plus problématiques. Quant à l’état général de la qualité de l’eau, il est possible de suivre l’évolution des données en consultant le Réseau-rivières du ministère de l’Environnement et de la Lutte contre les changements climatiques (MELCC).

2. On n’entend plus parler des algues bleu-vert. Le problème est-il réglé?

Malheureusement, la problématique des algues bleu-vert (cyanobactéries) existe toujours. En fait, la situation est moins médiatisée. Depuis 2013, le MELCC visite seulement les plans d'eau « non récurrents » ou qualifiés de sensibles. En Chaudière-Appalaches, au cours des 10 dernières années, 47 plans d’eau ont été affectés par les cyanobactéries. Il faut donc poursuivre nos efforts, notamment afin de réduire la présence de phosphore dans nos cours d’eau.

3. J’ai des bancs de sable dans mon cours d’eau et des problèmes de décrochement de berges. À qui dois-je m’adresser?

Si vous souhaitez intervenir dans un cours d’eau pour creuser ou pour retirer un banc de sable, vous devez obtenir les autorisations nécessaires. Aussi, pour effectuer certains travaux, un certificat d’autorisation peut vous être exigé par le MELCC. Renseignez-vous auprès du responsable concerné au sein de votre municipalité ou de votre MRC (selon le secteur). Prenez note que le MAPAQ ne finance plus les travaux dans les cours d’eau.

4. J’ai perdu mes anciens plans de drainage. Comment puis-je les récupérer?

Pour les plans de drainage dont la production a été financée par le MAPAQ, ils ont tous été numérisés et intégrés au site Internet « Info-sols ». Ce site vous permet de faire apparaître différentes couches d’information sur une carte telles que les images satellites, les types de sol, les numéros de lot, les profils d’écoulement de l’eau ainsi que le dénivellement des pentes. Vous pouvez également y consulter les historiques des cultures et, bien sûr, les plans de drainage! Allez y jeter un coup d’œil!

5. J’ai des rigoles dans mes champs. Puis-je avoir de l’aide financière pour corriger la situation?

Le MAPAQ finance certains ouvrages hydroagricoles qui visent la conservation des sols. Pour que le projet soit admissible, le problème doit provenir du champ et ne doit pas être lié au drainage souterrain ou à un cours d’eau. De plus, certaines bonnes pratiques culturales pourraient être exigées préalablement sur le site (ex. : rotation, cultures en contre-pente, culture intercalaire, etc.)

6. J’aimerais consulter un agronome. Existe-t-il une liste de ces professionnels dans la région?

En Chaudière-Appalaches, il existe de nombreuses firmes offrant des services agronomiques, autant dans le domaine privé qu’au sein des organisations subventionnées par le MAPAQ. Pour trouver un dispensateur de services agronomiques et, éventuellement, obtenir des services-conseils subventionnés, vous pouvez vous référer au site Internet du réseau Agriconseils. Il y a près de 60 dispensateurs en agroenvironnement. Vous trouverez assurément chaussure à votre pied!

7. J’ai un problème de berce du Caucase. Que dois-je faire?

Il faut rapidement prendre la situation en main. Dans le cas contraire, le problème et les coûts à assumer pour s’en débarrasser ne s’en trouveront qu’augmentés. Cette plante produit une quantité incroyable de semences, ce qui lui permet de coloniser rapidement un site. La technique la plus efficace pour lutter contre sa propagation demeure l’extraction des racines avec une pelle, combinée à la revégétalisation du site pour assurer une compétition végétale. Avant toute intervention, il est important de se couvrir le corps, y compris le visage, afin d’éviter que la sève n’entre en contact avec votre peau, auquel cas une brûlure pourrait survenir. Enfin, signalez sa présence à SENTINELLE.

8. Puis-je réduire la zone-tampon requise en agriculture biologique si j’implante une haie brise-vent?

Oui. L’implantation d’une haie séparatrice entre un champ conventionnel et un champ biologique permet de réduire la zone tampon exigée par les normes biologiques. Le MAPAQ finance de telles haies afin de limiter la dérive des pesticides provenant des champs voisins. Toutefois, vous devez vous assurer que votre projet d’implantation convient également à votre organisme certificateur, et ce, avant que les plants ne soient mis en terre.

9. Est-ce que je dois nécessairement ajouter de l’azote en post-levée?

Au Québec, les recommandations agronomiques liées à la fertilisation, en particulier pour le phosphore, le potassium et l’azote, sont considérées comme parmi les plus élevées en Amérique du Nord. Dans la plupart des cas, on se retrouve donc à cultiver des sols dont la richesse est déjà suffisante. Afin de vous aider à prendre la meilleure décision quant à l’application ou non d’azote dans votre maïs, différents outils ou techniques s’offrent à vous :

  • Le test de nitrates en post-levée dans le maïs est un élément clé du calcul de la recommandation d’azote en Ontario et dans le nord des États-Unis depuis plusieurs années. Il fait même des percées au Québec; d’ailleurs, plusieurs entreprises de la région l’utilisent déjà. En moyenne, il permet de réduire l’azote appliqué au maïs du tiers, sans risque de perte de rendement.
  • L’implantation de parcelles témoins dans vos champs (lisières sans apport d’azote) sert à mieux cibler la bonne dose dans le contexte de votre ferme et permet d’évaluer la fertilité globale de vos sols.

Consultez votre agronome-conseil afin de déterminer votre stratégie d’intervention et ainsi, de vous assurer que vos investissements en azote seront rentables.

Ce que nous pouvons faire pour vous

Les conseillers en agroenvironnement de la Direction régionale de la Chaudière-Appalaches du MAPAQ sont disponibles pour vous accompagner dans votre projet visant à relever les défis que représente la protection de l’environnement. Plusieurs mesures d’aide du programme Prime-Vert visent à résoudre des problèmes préjudiciables à la qualité de l’eau et de l’air, à la santé des sols, à la diversité biologique ou à la santé humaine. Communiquez avec nous pour plus d’information!

Annie Goudreau, agronome
Conseillère régionale en agroenvironnement

Elise Fortin, technicienne agricole
Conseillère en agroenvironnement

 
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Dernière mise à jour : 2018-12-27

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