Asclépiade : La Chaudière-Appalaches s'y intéresse

L’asclépiade, vous connaissez? Considérée par plusieurs comme une mauvaise herbe, cette plante, que l’on appelle souvent « petits cochons », présente des qualités industrielles au fort potentiel de développement. Ce n’est pas sans piquer la curiosité de la Chaudière-Appalaches…

Et nous ne sommes pas les seuls. Deux industries posent un œil attentif sur l’asclépiade : l’industrie pétrolière et des hydrocarbures, qui y voit un bon absorbant, et celle des matériaux d’isolation, tant pour le développement de panneaux acoustiques que pour la fabrication de vêtements. Il n’est donc pas surprenant que de plus en plus de producteurs cherchent à en savoir davantage sur le potentiel de cette culture émergente.

La région s'organise

Dans le but de soutenir l’implantation de cette culture en Chaudière-Appalaches, un comité régional a récemment été créé, à l’initiative de la Table Agroalimentaire de la Chaudière-Appalaches (TACA). D’ailleurs, le déploiement de filières agro-industrielles figure dans les orientations du Plan de développement bioalimentaire régional (PDBR) - Cap 2025, piloté par la TACA.

Formé de plusieurs partenaires, ce nouveau comité technique vise à élaborer un plan de développement régional spécifique à la culture de l’asclépiade, aussi appelée soyer, qui montre les perspectives pour les années futures. Outre la TACA, ce comité regroupe des représentants du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation (MAPAQ), des municipalités régionales de comté (MRC), des centres locaux de développement (CLD), des sociétés d’aide au développement des collectivités (SADC), du Réseau Agriconseils de la Chaudière-Appalaches et de l’Union des producteurs agricoles (UPA).

La volonté que les travaux régionaux soient réalisés avec la collaboration de tous les acteurs intéressés ou concernés par le sujet fait partie des impératifs fixés par le conseil d’administration de la TACA, qui souhaite obtenir une connaissance fine des problématiques liées à cette culture. Ainsi, les premiers travaux du comité consistent à réunir les informations connues sur l’asclépiade dans le but de dresser un portrait complet de la situation. De plus, il est nécessaire d’établir une bonne communication entre les divers joueurs impliqués afin de bien orienter ceux et celles qui se lanceront dans l’aventure de l’asclépiade.

La suite

Ce projet vise à soutenir le développement d’une nouvelle culture dans la région et de mieux valoriser le potentiel de certaines terres agricoles. Cependant, il sera essentiel de faire une bonne évaluation des risques afin de permettre une prise de décision éclairée pour les producteurs agricoles qui verront, dans cette culture, un moyen de diversifier leurs productions et leurs sources de revenus.

Il y aura beaucoup à faire pour permettre aux producteurs de la région de tirer profit des occasions d’affaire liées à la filière agro-industrielle. Aussi, le comité demeure prudent considérant que certains aspects importants restent à documenter. De plus, il reste encore bien des liens à créer, en particulier avec les acteurs qui s’articulent autour de la filière agro-industrielle québécoise de l’asclépiade qui est en émergence. D’ici l’automne 2016, le comité prévoit être en mesure d’émettre les premières recommandations destinées aux producteurs agricoles intéressés par cette culture. Soyez à l’affût : nous vous tiendrons informés de l’état d’avancement de ce projet dans le cadre d’un autre article dans ce journal!

Collaboration spéciale :

Jean-Michel Bordron, directeur général, Table Agroalimentaire de la Chaudière-Appalaches
Line Bilodeau et Nadine Pelletier, agronomes, Ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation
Martin Larivière, agronome et directeur, Réseau Agriconseils de la Chaudière-Appalaches
 
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Dernière mise à jour : 2017-07-25

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