L'aide précieuse des travailleurs étrangers temporaires

La contribution des travailleuses et des travailleurs étrangers temporaires (TET) à l’industrie bioalimentaire du Québec est devenue, au cours des années, essentielle à la vitalité de ce secteur d’activité. Coup d’œil sur ces femmes et ces hommes qui viennent mettre la main à la pâte durant la belle saison!

Le milieu agricole est aux prises avec une pénurie de main-d’oeuvre locale, peu ou pas disponible pour occuper les emplois saisonniers qui sont offerts. Le recours au Programme des travailleurs étrangers temporaires (PTET) devient alors un élément incontournable pour les producteurs agricoles.

Dans le secteur bioalimentaire québécois, la présence des TET n’a cessé de s’accentuer. Ainsi, 34 % des permis délivrés au Québec en 2004 (3225 titulaires) l’ont été pour des TET employés dans l’industrie bioalimentaire; cette proportion a augmenté à 65 % en 2014, pour atteindre un total de 8415 titulaires. Il s’agit d’une croissance de 161 % en 10 ans.

En agriculture

Le secteur agricole est de loin celui qui a le plus recours au PTET. En effet, 60 % des titulaires de permis liés au PTET (tous secteurs confondus) exerçaient différentes fonctions dans l’agriculture du Québec. De ce nombre :

  • 52 % travaillaient comme ouvriers agricoles
  • 47 % étaient des manoeuvres à la récolte
  • 1 % occupaient d’autres postes

Aujourd’hui, le Guatemala et le Mexique sont les deux principaux pays d’origine des travailleurs étrangers temporaires dans l’industrie bioalimentaire québécoise.

En transformation alimentaire

Au cours des 10 dernières années, la présence des travailleurs étrangers temporaires dans le secteur de la transformation alimentaire s’est également accrue. De 2004 à 2014, le nombre de permis de travail délivrés pour ce secteur d’activité est passé de 80 à 460. Parmi les personnes visées, en 2014 :

  • 73 % travaillaient comme manoeuvres dans l’industrie de la transformation alimentaire;
  • 7 % occupaient un poste de boulanger-pâtissier;
  • 12 % étaient des ouvriers dans les usines de transformation de poissons et de fruits de mer;
  • 9 % exerçaient d’autres emplois dans l’industrie.

Malgré un besoin inférieur à celui de l’agriculture pour ce qui est de l’embauche de TET, la transformation alimentaire a tout de même accru sa participation. En 2004, à peine 1 % des permis délivrés au Québec l’ont été pour des TET embauchés dans le secteur de la transformation alimentaire. Toutefois, en 2014, cette proportion avait augmenté à 4 %.

Des règles de recrutement assouplies

Rappelons qu’en février 2016, le gouvernement fédéral a assoupli les règles de recrutement pour les entreprises saisonnières. Cela permet dorénavant aux entreprises agroalimentaires d’embaucher du personnel sans se limiter quant au nombre de travailleurs nécessaires, du moment qu’ils sont engagés pour une période de 180 jours ou moins.

Source : Bioclips – Actualité alimentaire. MAPAQ. Vol. 24, no 14. 19 avril 2016.

 
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Dernière mise à jour : 2017-07-25

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