Fruits, légumes et spécialités alimentaires : dans le vent!

Le secteur de la transformation de fruits et de légumes ainsi que de la fabrication de spécialités alimentaires compte parmi les secteurs les plus dynamiques de l’industrie bioalimentaire du Québec. Il se place au 4e rang en matière de croissance parmi les 9 principaux secteurs de l’industrie québécoise de la fabrication des aliments sur la période 2012-2017.

Un secteur dynamique

Ce secteur regroupe les établissements dont l’activité principale est :

  • la fabrication de fruits et de légumes congelés
  • la fabrication de plats principaux et d’accompagnement congelés à partir de divers ingrédients, sauf les fruits de mer (ex. : pizzas, soupes et repas congelés)
  • la conservation des fruits et légumes par des procédés de marinage, de mise en conserve ou de déshydratation et d’autres procédés similaires.

La dynamique de ce secteur se matérialise principalement de deux façons : la croissance des revenus des biens fabriqués (livraisons) et la croissance du nombre d’emplois. Les livraisons manufacturières ont connu une forte croissance (46 %) entre 2012 et 2017, passant de 1,4 à près de 2 milliards de dollars, tandis que les emplois ont progressé de 16 %.

En ce qui concerne les livraisons, à titre de comparaison, notons que leur croissance dans ce secteur est plus importante que celle de l’ensemble des livraisons dans la fabrication des aliments au Québec (25 %) pour la même période. Cette croissance des livraisons s’est accompagnée, principalement en 2017, d’une augmentation de la main-d’œuvre dans ce secteur. Cette année-là, le nombre d’employés était de 4 906, ce qui représentait un gain de 643 emplois (15 %) comparativement à 2016. Ce résultat place ce secteur parmi ceux qui ont créé le plus d’emplois en 2017 dans la fabrication des aliments au Québec.

Le Québec dans le Canada : un poids important qui s'accroît

À l’échelle canadienne, la transformation de fruits et de légumes de même que la fabrication de spécialités alimentaires se font principalement au Québec et en Ontario. Ces deux provinces généraient 67 % des livraisons de ce secteur au Canada en 2012 et 62 % en 2017.

Le Québec a amélioré sa position. Sa part dans le Canada est passée de 22 % à 28 % entre 2012 et 2017, tandis que celle de l’Ontario glissait de 45 % à 34 %.

Selon des données de 2017 portant sur les emplacements canadiens actifs avec employés, le Québec comptait 92 entreprises, dont 65 % ayant de 5 à 99 employés. L’augmentation du nombre d’employés enregistrée dans ce secteur entre 2016 et 2017 s’est principalement accompagnée d’une croissance du nombre de petites entreprises. Relativement aux types d’entreprises, il est à noter que le Québec a un nombre plus élevé de moyennes entreprises, tandis que l’Ontario compte plus de microentreprises ainsi que de petites et de grandes entreprises.

Achat d'intrants bioalimentaires: une légère dépendance aux importations en 2017

Les marchés extérieurs sont les principaux fournisseurs d’intrants des transformateurs de ce secteur. En effet, 56 % des intrants en produits bioalimentaires sont importés. À cet égard, le marché international est le principal fournisseur d’intrants avec 70 % du total de 423 M$ d’importations.

Concernant les achats de produits de la production végétale et de la pêche, les transformateurs combleraient 36 % de leurs besoins en fruits et légumes au Québec (105 M$). Il faut noter que ce secteur au Québec se caractérise aussi par un lien étroit entre le maillon de la production et celui de la transformation. En effet, beaucoup d’entreprises sont installées à proximité des zones de production de fruits et de légumes, ce qui offre un avantage à celles qui s’approvisionnent en produits frais.

Les 64 % restants proviennent des marchés extérieurs : les importations interprovinciales représentent 12 % et les importations internationales, 52 %. La part importante des importations internationales pourrait être liée à plusieurs facteurs. Le plus important serait le fait que les transformateurs rentabilisent leurs infrastructures et leurs équipements hors de la saison de culture québécoise, en transformant toute l’année des produits en provenance de l’extérieur (olives, cerises, pois chiches, etc.) qui sont peu ou ne sont pas cultivés au Québec.

En ce qui a trait aux produits bioalimentaires transformés, ceux principalement en demande sont issus des entreprises du secteur de la transformation de fruits et de légumes ainsi que de la fabrication de spécialités alimentaires (49 %) ou du secteur de la fabrication d’autres aliments (25 %). Cette demande est comblée presque à parts égales par les fournisseurs québécois et ceux de l’extérieur.

Extraits de : Bioclips, vol. 26, no 24, 18 septembre 2018, MAPAQ (PDF, 1 Mo)

 
Ne pas remplir ce champs

Dernière mise à jour : 2019-03-14

Menu de bas de page

Aller au Portail du gouvernement du Québec
© Gouvernement du Québec, 2019