Vins du Québec: les consommateurs en redemandent

Les Québécois ont déjà adopté les bières des microbrasseries, les cidres de glace et les spiritueux locaux. Cette fois-ci, ils tombent sous le charme du vin du Québec qui profite dorénavant d’une appellation réservée. L’enthousiasme pour les vins québécois est tel que les artisans vignerons peinent à répondre à la demande.

Aujourd’hui, quelque 140 vignobles jalonnent le territoire québécois et contribuent à la vitalité des régions. L’essor est fulgurant. Portrait d’une industrie en effervescence.

L'offre

Le registre des titulaires de permis de production artisanale de la Régie des alcools, des courses et des jeux du Québec (RACJ) indique que le nombre de permis délivrés aux producteurs artisanaux de vin, de cidre, de mistelle, de petits fruits, d’hydromel et d’érable s’élevait à 263 au cours de la dernière année. Il s’agit d’une augmentation de 28 % en comparaison de 2012. Des 263 permis, ceux qui sont attribués précisément aux producteurs de vin totalisent 145La région de la Montérégie concentre près de la moitié des vignobles (49 %), suivie par les régions de l’Estrie et des Laurentides.

Les plus gros vignobles exploitent en moyenne 9,2 hectares de vignes, tandis que les plus petits en cultivent en moyenne 3,2 hectares. Au Québec, la superficie consacrée à la culture du raisin est estimée à 802 hectares, dont 558 sont en production.

Toujours en 2017, les 71 membres du Conseil des vins du Québec (CVQ) ont déclaré avoir réalisé une production de 2,3 millions de bouteilles de vin, ce qui est deux fois plus qu’en 2012. Le vin blanc compose 40 % de la production, alors que le vin rouge en représente 35 %.

La demande

Bien que la bière soit toujours l’alcool le plus consommé au Canada (72 litres par personne en 2017), c’est la consommation de vin qui a affiché la meilleure croissance (+21 %) de 2007 à 2017 où la consommation moyenne de vin par personne s’établissait à 16,4 litres annuellement.

De beaux défis se présentent

Les vignerons québécois font donc face à un heureux problème : répondre à la demande grandissante pour les vins du Québec.

L’avenir s’annonce prometteur, car déjà, l’industrie viticole engendre des retombées économiques importantes dans plusieurs régions du Québec.

Extraits de : Bioclips, vol. 27, no 3, 5 février 2019, MAPAQ (PDF, 989 ko).

 
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Dernière mise à jour : 2019-03-14

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