La gestion des ressources humaines en transformation alimentaire, un défi à relever

Maxime St-Martin
Conseiller en développement régional
MAPAQ Montérégie


L’industrie de la transformation alimentaire est le plus important employeur manufacturier au Québec avec près de 64 000 emplois, dont près de la moitié sont concentrés dans la grande région métropolitaine.

Le contexte actuel de l’emploi au Québec (faible taux de chômage, vieillissement de la population, taux de roulement élevé, difficulté à attirer les talents dans certaines régions, etc.) complexifie la gestion des ressources humaines d’une entreprise. À terme, cela peut avoir un impact majeur sur sa croissance et même sa pérennité. Tout comme plusieurs autres secteurs de la fabrication, celui de la transformation alimentaire doit, tout en étant en compétition avec ces autres secteurs, faire face à ces difficultés.

Dans certains sous-secteurs de la transformation alimentaire, l’attraction et la rétention du personnel sont extrêmement difficiles, souvent en raison de la nature même du travail (physique, à la chaîne, travail au froid, etc.). Plusieurs postes demeurent vacants et les entreprises se doivent d’être innovantes afin d’atteindre leurs objectifs de production, par exemple par l’embauche de travailleurs étrangers ou par l’automatisation.

Par ailleurs, les difficultés rencontrées seront différentes en fonction de la localisation de l’entreprise. En effet, les ressources spécialisées et les travailleurs en usine sont souvent plus difficiles à attirer et à retenir en région.

Vous pouvez être supportés!

Les ressources humaines sont ce que votre entreprise a de plus précieux, n’en négligez pas la gestion. Plusieurs organismes peuvent vous supporter ou vous accompagner dans la gestion de vos ressources humaines. Par exemple, le Comité sectoriel de main-d’œuvre en transformation alimentaire (CSMOTA) a pour objectif de définir et de mettre en œuvre des stratégies répondant aux besoins de l’industrie de la transformation alimentaire en matière de promotion, de formation et de gestion des ressources humaines. La vision de cet organisme est que l’industrie de la transformation alimentaire soit attrayante au plan des emplois et des carrières, et dispose d’une main-d’œuvre qualifiée et compétente assurant le développement du secteur.

Vous pouvez également faire appel aux services d’Emploi-Québec qui offre de l’accompagnement et de l’aide financière, sous réserve de l’admissibilité. Les services d’Emploi-Québec touchent le recrutement, la gestion et la formation de vos ressources humaines.

Le ministère de l’Économie, de la Science et de l’Innovation (MESI) offre quant à lui des formations pour les gestionnaires sur les meilleures pratiques d’affaires (MPA) qui touchent plusieurs aspects de la gestion des ressources humaines.

Par ailleurs, sous réserve de répondre aux critères d’admissibilité, certaines entreprises de transformation alimentaire planifiant leur relève dans un horizon de 10 ans, peuvent soumettre une demande d’aide financière dans le cadre du volet 1.3 du programme Levier du ministère de l’Agriculture, des Pêcheries et de l’Alimentation (MAPAQ). La mise sur pied d’activités de formation sectorielles ou régionales peuvent également être admissibles à de l’aide financière dans le cadre du volet 3.2 du même programme.

Les exigences changeantes du marché de l’emploi vous poussent à adopter une approche innovante et proactive. Pour y arriver, n’oubliez pas que vous pouvez compter sur la créativité ainsi que sur le support de ressources et de partenaires externes.

Texte intégral : journal Gestion et technologie agricoles (GTA), 21 septembre 2017

 
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Dernière mise à jour : 2018-02-01

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