Influenza aviaire

L'influenza aviaire hautement pathogène et l'influenza aviaire faiblement pathogène de sous-types H5 et H7 sont des maladies à déclaration obligatoire qui doivent être rapportées au MAPAQ et à l'Agence canadienne d'inspection des aliments (l'ACIA). Les oiseaux sauvages sont reconnus comme étant des réservoirs naturels du virus de l'influenza aviaire.

Les citoyens sont invités à participer à la surveillance :

  • transmettre le signalement des mortalités d'oiseaux
  • protéger les oiseaux domestiques contre une infection par ce virus en mettant en place des mesures de prévention.

Effets chez l'animal

Les oiseaux sauvages peuvent excréter les virus pendant une longue période de temps sans nécessairement en présenter les symptômes. Ces virus sont habituellement faiblement pathogènes et causent peu ou pas de signes cliniques chez les oiseaux.

Il arrive aussi, plus rarement, qu'ils soient hautement pathogènes, provoquant des signes cliniques sévères et une mortalité élevée.

Les signes cliniques observés sont notamment :

  • un manque d'énergie et d'appétit
  • une diminution de la production d'œufs et la ponte de nombreux œufs à coquille molle ou sans coquille
  • l'enflure de la tête, des paupières, de la crête, des caroncules et des jarrets
  • une toux, des éternuements et des signes nerveux 
  • la diarrhée
  • la mort subite
  • un manque de coordination.

Contamination

De nombreuses maladies animales, comme l'influenza aviaire, se propagent directement d'un oiseau à un autre par les sécrétions et les excréments de même que, indirectement, par l'intermédiaire de nourriture, d'eau ou d'équipements contaminés.

Surveillance et inspection

L'influenza aviaire est causée par un virus de type A qui peut affecter les espèces aviaires domestiques ou sauvages. Les souches du virus qui causent la majorité des inquiétudes associées à cette maladie sont de sous-types H5 et H7. Ces souches, même faiblement pathogènes, sont susceptibles de muter et de devenir hautement pathogènes, puis de causer des signes cliniques sévères et une mortalité importante dans les élevages de volailles. Les conséquences peuvent être dévastatrices pour l'industrie.

Depuis l'apparition, en Chine, de souches d'influenza aviaire causant des mortalités chez les humains (H5N1 en 1997 et H7N9 en 2013), nombreux sont ceux qui craignent le pire : une mutation de ces souches qui leur permettrait de se propager rapidement au sein de la population et de déclencher une pandémie. Toutefois, le virus n'a pas encore acquis la faculté de se transmettre facilement d'un humain à l'autre. Bien que certaines souches du virus puissent exceptionnellement infecter les humains, les cas isolés sont généralement associés à des contacts étroits avec de la volaille infectée ou avec un environnement contaminé par celle-ci.

Le MAPAQ exerce une veille constante de l'influenza aviaire à l'échelle provinciale, nationale et internationale. Au Québec, le réseau aviaire surveille toute situation anormale qui pourrait survenir dans les élevages de volailles. Les activités de surveillance du Ministère s'accompagnent de diffusion d'information et de recommandations visant à accroître la vigilance et la biosécurité dans les élevages lorsque la situation le justifie.

La surveillance chez les oiseaux sauvages s'effectue en collaboration avec le ministère des Forêts, de la Faune et des Parcs et le Centre québécois sur la santé des animaux sauvages.

Aucun pays n'est à l'abri de cette maladie qui peut être véhiculée par les oiseaux migrateurs. En cas d'éclosion d'influenza aviaire chez les volailles domestiques au Québec, le virus pourrait être éradiqué efficacement grâce à sa détection rapide et aux plans d'intervention en place. Le Laboratoire d'épidémiosurveillance animale du Québec dispose d'outils diagnostiques lui permettant de déceler en moins de 24 heures la présence du virus de l'influenza aviaire.

À cette surveillance s'ajoute celle exercée par l'Agence canadienne d'inspection des aliments dans le cadre du Système canadien de surveillance de l'influenza aviaire à déclaration obligatoire.

Industrie de la volaille

Les producteurs avicoles du Québec mettent en œuvre différents programmes d'assurance salubrité des aliments à la ferme qui incluent des mesures de biosécurité et qui permettent d'éviter l'introduction de la maladie.

L'Équipe québécoise de contrôle des maladies avicoles (EQCMA) coordonne un plan d'intervention et conçoit des outils relatifs à la prévention et au contrôle des maladies, y compris l'influenza aviaire. Ce travail est réalisé en collaboration avec différents partenaires, dont le MAPAQ.

Prévention

La prévention dans les élevages demeure le meilleur moyen de réduire le risque d'introduction ou de propagation de la maladie. Plusieurs règles de biosécurité sont recommandées aux acteurs de l'industrie avicole :

  • contrôler les vecteurs de la maladie : 
    • éliminer les contacts entre les oiseaux d'élevage et ceux de la faune, notamment en respectant la réglementation sur le confinement des oiseaux
    • maîtriser la vermine et les insectes
    • éviter l'introduction d'oiseaux dont le statut sanitaire est inconnu.
  • contrôler la circulation humaine : 
    • interdire l'accès aux élevages aux personnes non autorisées aux élevages
    • garder les portes verrouillées
    • interdire l'entrée à toute personne ayant pu avoir un contact étroit avec des oiseaux sauvages
    • porter des bottes lavables, des vêtements propres et un filet à cheveux
    • nettoyer et désinfecter les véhicules à moteur avant leur entrée dans la ferme
    • avertir les employés de se tenir loin des marchés d'oiseaux vivants.

Il est recommandé de ne garder qu'un seul groupe d'âge par bâtiment d'élevage et de retirer tous les déchets organiques. Il importe également de nettoyer et de désinfecter les lieux avant de laisser entrer de nouveaux individus.

Innocuité des aliments

Rien n'indique que le virus puisse être transmis aux humains par la consommation de volaille ou de produits avicoles préparés correctement.

Les virus grippaux ne résistent pas à des températures d'environ 70 °C. L'Organisation mondiale de la santé animale et l'Organisation mondiale de la santé estiment que les produits avicoles qui sont destinés à la consommation humaine et qui proviennent de pays connaissant actuellement des épizooties d'influenza aviaire ne présentent pas de risque particulier pour la santé publique.

Il est toutefois important de prendre les précautions habituelles en ce qui concerne l'entreposage, la manipulation et la préparation des aliments :

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Dernière mise à jour : 2016-05-19

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