Petits élevages d’oiseaux

Avis aux propriétaires de petits élevages d’oiseaux

Suivi de l’éclosion de laryngotrachéite infectieuse à Saint-Félix-de-Valois

La présente publication fait suite à l'avis s’adressant aux propriétaires de petits élevages d’oiseaux (PDF, 457 ko) envoyé les 14 et 15 août derniers.

Carte illustrant la zone visée à Saint-Félix-de-Valois.

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L’éclosion de laryngotrachéite infectieuse étant toujours en cours dans la région, le Ministère demande à tous les propriétaires de petits élevages d’oiseaux visés de maintenir les mesures de prévention et de contrôle énoncées dans cet avis.

La campagne de vaccination a débuté le 27 août et s’est terminée le 6 septembre. En date de clôture des inscriptions, 30 propriétaires de petits élevages d’oiseaux s’y étaient inscrits. Tous les élevages admissibles ont été contactés afin de prévoir le moment de la vaccination.

Pour plus d’information, vous pouvez nous joindre en composant le 1 844 ANIMAUX (264-6289).

Vous êtes propriétaire d’un petit élevage d’oiseaux, aussi appelé communément élevage de basse-cour, ou vous souhaitez le devenir? Sachez que plusieurs maladies contagieuses d’importance pour la santé animale ou la santé humaine peuvent affecter ces oiseaux. Il est important de bien connaître les recommandations à suivre pour prévenir et contrôler ces maladies de manière à protéger la santé des oiseaux d’élevage.

Quelles sont les maladies contagieuses aviaires d’importance?

L'influenza aviaire, la maladie de Newcastle, la laryngotrachéite infectieuse et la mycoplasmose à Mycoplasma gallisepticum sont des maladies contagieuses qui sont une source de préoccupation particulière en ce qui a trait aux oiseaux de petits élevages.

Quels sont les signes cliniques que l’on peut observer chez les oiseaux malades?

  • Mortalités subites accrues.
  • Dépression et entassement (oiseaux inactifs, plumes ébouriffées).
  • Diminution de la consommation de nourriture et d’eau.
  • Problèmes respiratoires (détresse, toux, râles et éternuements).
  • Diminution de la production d'œufs ou production d’œufs anormaux.
  • Enflure de la tête, des caroncules et des crêtes.
  • Sinusites et conjonctivites (enflure des yeux, yeux rouges, sécrétions).
  • Signes nerveux inaccoutumés (démarche anormale, tremblements, torticolis).
  • Diarrhée liquide verdâtre.

Comment ces maladies se transmettent-elles?

  • Oiseaux domestiques ou sauvages infectés (contact direct, aérosols, sécrétions ou excréments).
  • Employés, visiteurs ou toute autre personne ayant les mains, les vêtements ou les bottes contaminés.
  • Matériel, surfaces ou équipement contaminés.
  • Aliments ou réserves d’eaux contaminés.
  • Vermine.
  • Femelle infectée contaminant la progéniture par l’entremise des oeufs (Mycoplasma gallisepticum).

Durant une éclosion de maladie contagieuse, les activités de rassemblement d’oiseaux accroissent le risque de propagation de la maladie, par exemple les foires, les ventes, les expositions et les festivals. En effet, le déplacement d’oiseaux infectés apparemment en bonne santé favorise la transmission de la maladie à d’autres oiseaux et peut ainsi entraîner la propagation des agents pathogènes dans plusieurs nouveaux élevages.

Quelles sont les recommandations à suivre?

En tout temps :

  • Respectez les mesures obligatoires prescrites en vertu de la réglementation provinciale pour éviter les contacts avec les oiseaux sauvages :
    • Gardez les oiseaux à l’intérieur ou dans des enclos d’où ils ne peuvent sortir.
    • Protégez les aliments et l’eau, de manière à éviter que les oiseaux sauvages ne puissent y accéder ou encore les souiller.
    • N’utilisez pas d’eau de surface (ex. : eau des lacs, des rivières et des étangs) pour abreuver les oiseaux captifs ou pour nettoyer les bâtiments ou l’équipement d’élevage.
  • Introduisez seulement de nouveaux oiseaux dont la condition sanitaire et la provenance sont connue. Idéalement, ils doivent provenir d’un couvoir commercial soumis à la supervision sanitaire de l’Agence canadienne d’inspection des aliments ou, à tout le moins, d’un élevage sous supervision vétérinaire.
  • Isolez les nouveaux oiseaux et ceux qui reviennent de rassemblement des autres oiseaux de l’élevage pour une période d’une durée minimale de deux semaines, si possible de quatre semaines.
  • Surveillez l’apparition de signes de maladie chez vos oiseaux.
  • Planifiez un ordre pour prodiguer des soins aux animaux : des plus jeunes aux plus vieux, des sains aux malades, des résidents de longue date aux nouvellement arrivés en quarantaine, etc.
  • Au moment d’apporter des soins aux animaux, portez des bottes lavables et des vêtements propres. Avant et après avoir soigné les animaux, lavez-vous les mains, nettoyez vos chaussures et changez de vêtements. Assurez-vous que le personnel et les visiteurs qui entrent en contact avec les oiseaux respectent également ces consignes.
  • Contrôlez la circulation humaine en interdisant l'accès à l’élevage aux personnes non autorisées et particulièrement aux personnes ayant pu avoir un contact avec d’autres oiseaux. Pour ce faire, vous pouvez simplement verrouiller les accès.
  • Périodiquement, lavez et désinfectez l’équipement et le matériel utilisés (pelles, abreuvoirs, mangeoires), ainsi que les surfaces du bâtiment, tout d’abord avec un savon pour décoller les matières organiques, puis à l’aide d’un désinfectant à large spectre.
  • Nettoyez et désinfectez les véhicules à moteur et l’équipement avant leur entrée sur les lieux de l’élevage. La propreté de votre véhicule, de vos chaussures et de vos vêtements est aussi une condition essentielle durant vos déplacements (meunerie, abattoir, coopérative, etc.) pour éviter la propagation de la maladie.
  • Contenez et éloignez les rongeurs, les insectes et les oiseaux sauvages.
  • Éliminez sans délai les carcasses d’oiseaux morts conformément aux règles en vigueur, municipales ou agricoles, selon le cas.
  • Évitez d’échanger du matériel, de l’équipement, de la moulée, de la litière, etc. avec un autre propriétaire d’oiseaux en raison des risques possibles de contamination.
  • Évitez les contacts avec des élevages commerciaux (ex. : visite, prêt de matériel).
  • Conduisez l’élevage en bande unique (technique du tout plein tout vide) si possible.
  • Si vos animaux ont été malades, n’utilisez pas le fumier et la litière, même compostés, dans un potager.
  • Gardez un registre des fournisseurs et des clients acheteurs d’oiseaux qui comprend leurs coordonnées.

En présence de signes de maladie :

  • Isolez les oiseaux présentant des signes de maladie.
    • Occupez-vous toujours de ces oiseaux en dernier.
    • Nettoyez et désinfectez régulièrement les cages et le matériel utilisés pour ces oiseaux pendant la période d’isolement et à la fin de celle-ci.
    • Utilisez des vêtements, des couvre-chaussures et du matériel distinct pour vous occuper de ces oiseaux. Si le même matériel doit être utilisé, nettoyez et désinfectez-le avant et après vous être occupé de ces oiseaux.
    • Lavez vos mains avant de passer d’un groupe d’oiseaux à un autre.
    • Surveillez l’apparition de signes de maladie plus étroitement pendant cette période.
  • Communiquez avec un médecin vétérinaire. Si vous n’avez pas de médecin vétérinaire, vous pouvez consulter le site Internet de l’Ordre des médecins vétérinaires du Québec ou celui de l’Équipe québécoise de contrôle des maladies avicoles.
  • Vous pouvez aussi signaler toute situation inhabituelle ou toute mortalité élevée au MAPAQ en composant le 1 844 ANIMAUX. De plus, si vous suspectez la présence de l’influenza aviaire, vous devez communiquer avec le bureau de district de l’Agence canadienne d’inspection des aliments de votre région et avec le MAPAQ.

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Dernière mise à jour : 2018-09-13

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