Des outils pour mieux contrôler les ennemis de cultures

Connaissez-vous ces outils qui peuvent vous aider à mieux contrôler les ennemis de cultures?

Ces outils pourraient vous être d’une aide précieuse en vue de la prochaine saison estivale. Ajoutez dès aujourd’hui ces liens hypertextes à vos favoris afin d’y avoir accès rapidement lorsque vous en aurez besoin.

C’est à la suite de la réflexion des partenaires du secteur agricole, de la santé et de l’environnement qui interviennent en matière de phytoprotection qu’est née la Stratégie phytosanitaire québécoise en agriculture (SPQA) 2011-2021. Les objectifs poursuivis au moyen de cette stratégie sont d’augmenter l’adoption de la gestion intégrée des ennemis des cultures (GIEC) et de réduire de 25 % les risques pour la santé et l’environnement liés à l’utilisation des pesticides en milieu agricole au Québec. La GIEC est un processus décisionnel en cinq étapes qui consiste à avoir recours à toutes les techniques nécessaires pour réduire les populations d’organismes nuisibles de façon efficace et économique, dans le respect de la santé et de l’environnement. La première étape de la GIEC est la connaissance des ennemis de cultures et des moyens de lutte.

Pour en savoir davantage sur les organismes nuisibles aux cultures, sur leur présence et leur évolution sur le territoire québécois, ainsi que sur les stratégies d’intervention les plus appropriées, les producteurs agricoles et les acteurs du secteur agroalimentaire peuvent faire appel au Réseau d’avertissements phytosanitaires (RAP). Inscrivez-vous à l’un ou plusieurs des 19 sous-réseaux de cultures pour recevoir gratuitement, par courriel, les communiqués (avertissements, bulletins d’information, fiches techniques et alertes) transmis régulièrement en saison par des spécialistes des cultures.

Pour aider à l’identification ou approfondir vos connaissances sur les ennemis des cultures, l’outil en ligne IRIIS phytoprotection permet de faire une recherche selon la culture, les symptômes et les dommages sur les plantes, les insectes et les autres invertébrés ou encore les mauvaises herbes et les autres plantes. IRIIS phytoprotection permet, entre autres choses, d’obtenir une description de l’organisme nuisible (photographies, cycle vital, description des dommages ou des symptômes occasionnés à la culture) ainsi que des liens et des références pour avoir encore plus d’information à son sujet.

Quant au site Internet de l’Herbier du Québec, il donne accès à de nombreuses photos et vues rapprochées facilitant l’identification des plantes, dont les mauvaises herbes, présentes sur le territoire québécois.

Si vous n’arrivez pas à identifier un ravageur ou un allié des cultures ou si vous voulez faire confirmer l’identification d’un spécimen ou d’un problème phytosanitaire, il est possible d’envoyer un échantillon ou une image numérique au Laboratoire d’expertise et de diagnostic en phytoprotection (LEDP). Le Laboratoire a une expertise en matière d’entomologie, de malherbologie et de phytopathologie pour l’ensemble des cultures au Québec.

Avant d’envoyer un échantillon au Laboratoire, il faut d’abord remplir, selon la marche à suivre, un formulaire en ligne de demande d’analyse. Consultez les services offerts par le LEDP et la tarification. Dès le printemps 2019, la gratuité sera offerte pour les demandes d’analyse soumises en bonne et due forme et provenant de certaines clientèles (relève agricole et agriculture biologique) ou ciblant certains services spécifiques (détection moléculaire de la résistance des mauvaises herbes aux herbicides et identification des vers fil-de-fer en grandes cultures).

Une fois l’ennemi de culture identifié et le seuil d’intervention atteint, il faut choisir le bon moyen de lutte. Les fiches techniques et les bulletins d’information accessibles dans les pages Web de chacun des groupes de cultures du RAP renseignent sur les différentes méthodes de lutte mécanique, biologique et chimique. Pour faire un choix judicieux de produits phytosanitaires, consultez SAgE pesticides. Vous trouverez de l’information (matières actives, produits commerciaux, lien vers les étiquettes des produits dans le site Internet de Santé Canada) sur les traitements phytosanitaires homologués à l’égard de chacune des cultures et sur les risques pour la santé et l’environnement associés à ces traitements. Vous obtiendrez également des renseignements sur l’utilisation rationnelle et sécuritaire des pesticides.

Enfin, vous pourrez calculer les indices de risques pour la santé (IRS) et pour l’environnement (IRE) pour chacun des produits phytosanitaires utilisés dans vos parcelles et bâtiments à partir du Calculateur d'indices de risque ou du Registre de pesticides IRPeQ Express, soit deux modules intégrés à la plateforme Sage pesticides. Le Registre de pesticides permet également de compiler et de suivre l'évolution des risques pour la santé et l'environnement dans le but de les diminuer et de produire un rapport comprenant tous les renseignements exigés par le Code de gestion des pesticides. Les informations qui y sont gardées en lieu sûr. 

À l’intention des producteurs de fraises, de framboises et de bleuets en corymbe, l’Institut de recherche et de développement en agroenvironnement (IRDA) a publié les affiches 2019 de la production fruitière intégrée. Ces affiches aident les producteurs et les agronomes dans leurs choix de stratégies de lutte aux ravageurs et contre les maladies, tout en favorisant l’adoption de la lutte intégrée. Pour télécharger les affiches, cliquez sur les liens suivants :

Grâce à ces outils et avec l’aide des conseillers agricoles, vous serez en mesure d’obtenir un contrôle optimal des ennemis de vos cultures, tout en prenant soin de la santé et de l’environnement.

Mélissa Gagnon, agronome, conseillère en productions maraîchères
Direction régionale Montréal-Laval-Lanaudière, MAPAQ

2019-03-28

 
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Dernière mise à jour : 2019-05-10

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