Une culture de couverture qui rapporte plus

L’adoption des cultures de couverture représente un défi pour beaucoup d’exploitants agricoles. Pourtant, les bénéfices qu’elles rapportent pour les sols ne sont plus à démontrer. Ces cultures de couverture peuvent même vous aider à faire des économies sur l’engrais ou les herbicides.

Avant de vous lancer dans la préparation des semis de cultures de couverture, parlez-en à un conseiller agricole. Vous pourriez aussi prendre conseil d’autres producteurs qui y recourent déjà et vous inspirer de leurs expériences.

Vous pouvez également consulter les témoignages de producteurs agricoles sur le site Web monsol.ca, qui vous fera découvrir les bons coups et les trucs de personnes proactives qui s’emploient à favoriser la santé des terres qu’elles cultivent. Vous aurez également accès à un grand nombre d’outils et de moyens pour améliorer les conditions de vos champs en vue d’obtenir de meilleurs rendements.

Planifier pour mieux réussir

Il vaut toujours mieux se renseigner et bien se préparer pour planifier des cultures de couverture. Les deux sites Internet indiqués ci-dessous vous donneront une longueur d’avance.

  1. Le nouveau site Internet du Pôle d’excellence en lutte intégrée (PELI) contient de nombreuses références ainsi que de l’information sur les coûts et les étapes à suivre en matière de cultures de couverture.
  2. Une série de vidéos dans la chaîne YouTube du MAPAQ porte sur le sujet : Passion : cultures de couverture.

Recevez un petit coup de pouce

Pour vous aider à intégrer les cultures de couvertures dans vos rotations, le MAPAQ met à votre disposition une aide financière liée au programme Prime-Vert 2018-2023. Ce programme peut en effet financer certaines pratiques ou certains ouvrages de conservation des sols, dont les cultures de couverture, tout comme il peut soutenir la conduite d’essais à la ferme.

Si vous êtes prêt à implanter des cultures de couverture ou souhaitez agrandir les superficies couvertes, la mesure « Pratiques et ouvrages de conservation des sols » est pour vous. Dans ce cas, vous devez cultiver un minimum de 10 hectares ou augmenter la superficie consacrée aux cultures de couverture d’au moins 10 %. Vous pouvez choisir d'implanter ces cultures en intercalaires ou à la dérobée. Par contre, elles ne doivent pas être détruites à l'automne ni récoltées.

Le programme Prime-Vert propose un montant forfaitaire de 52,50 $ par hectare ou 67,50 pour les producteurs biologiques ou la relève agricole pour les cultures de couverture, jusqu’à concurrence de 3 000 $ par année.

Vous hésitez entre différents taux de semis entre les rangs ? Vous aimeriez savoir quelle méthode de contrôle ou de destruction du couvert fonctionne le mieux pour votre entreprise? Vous voulez intégrer des céréales d’automne dans vos rotations ? Le programme Prime-Vert permet également de faire des essais à la ferme. Un agronome pourra vous aider en réalisant un dossier technique et en faisant le suivi des paramètres que vous jugez importants. Il peut s’agir, par exemple, du rendement de la culture principale, du recouvrement du sol par la culture de couverture, ou du contrôle des mauvaises herbes. Vous aurez ainsi une meilleure idée des coûts et des bénéfices associés à l’implantation de cultures de couverture sur votre ferme.

Pour en savoir davantage sur les modalités de participation, consultez le programme Prime-Vert ou communiquez avec votre conseiller régional du MAPAQ.

Direction régionale de Montréal-Laval-Lanaudière: 450 589-5781.                                                             Xavier Bernard, agronome, poste 5027 ou Guillaume Deschênes, agronome, poste 5036.

Rédaction: Karine Fortier-Brunelle, agronome, conseillère en culture maraîchère
Direction régionale des Laurentides, MAPAQ

Collaboration: Xavier Bernard, agronome. Direction régionale Montréal-Laval-Lanaudière, MAPAQ

2019-03-28

Il y a toutes sortes de façon d’incorporer les cultures de couverture dans votre ferme. Ces photos ont été prises dans des fermes des Laurentides.

Du ray-grass comme culture intercalaire dans le maïs-grain (photo : Fairouz Dif, Club-conseil Profit-eau-sol).



 

 

De la fétuque rouge comme culture intercalaire dans des tomates tuteurées (photo : Jacynthe Paré, Club-conseil Profit-eau-sol).

 
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Dernière mise à jour : 2019-04-17

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