Valoriser à la fois les terres agricoles et les forêts​

​Pascal Martel
Conseiller en aménagement du territoire et en développement rural

Les terres agricoles de la région renferment d’importantes zones boisées. Pourquoi ne pas profiter de cette forêt pour y récolter des produits forestiers non ligneux (PFNL)?

Cette ressource presque insoupçonnée est porteuse, à mon avis, d’un potentiel très prometteur dans la région et elle devrait occuper une place plus importante parmi les activités agroalimentaires. En effet, les PFNL peuvent contribuer de façon notable et récurrente à la mise en valeur des terres agricoles boisées. Les cultures de champignons, de bleuets et d’arbres de Noël de même que l’acériculture sont sans doute les exemples les plus connus de produits forestiers non ligneux. Au nombre des PFNL se trouvent également des produits pharmaceutiques, qui comprennent notamment les extraits de l’if du Canada, le ginseng et la gomme de sapin, et encore d’autres produits de niche, à savoir les huiles essentielles, les résines, les alcools, etc. Pour qui apprend à les connaître et à les exploiter, les boisés recèlent d’une variété d’aliments, de plantes médicinales, d’éléments ornementaux et de produits naturels et cosmétiques – des richesses accessibles comme autant de sources de revenus supplémentaires. Ainsi, l’industrie des PFNL possède un intéressant potentiel d’exploitation et de développement.

Les activités mettant en valeur ces produits pourraient comporter d’importantes retombées tant économiques que sociales. Ainsi, parmi les principales retombées socioéconomiques directes figurent :

  • l’augmentation des revenus pour les exploitants agricoles;
  • la création d’emplois saisonniers;
  • l’allongement possible de la période de travail;
  • la diversification des sources de revenus.

En 2019, dans la région, les PFNL ont apporté un revenu principal ou un complément de revenu à près de 15 entreprises agricoles et ils ont généré des revenus globaux de plus d’un million de dollars. Il est à noter que la grande part des ventes se font directement avec les consommateurs. En outre, pour ce qui est du sirop d’érable, le rendement moyen par entaille fut très prometteur sur le plan régional pour la saison 2020.

Pour avoir une meilleure connaissance du potentiel régional des PFNL, il faudra notamment l’évaluer sous un point de vue économique. Cela doit s’appuyer sur une évaluation théorique et validée par un inventaire sur le terrain, autant en ce qui concerne les terres privées qu’en ce qui a trait au territoire public. À terme, ce potentiel pourrait devenir un levier de développement pour les communautés. La réflexion est donc de mise, à savoir : la région est-elle prête à exploiter cette ressource?

 
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Dernière mise à jour : 2020-07-02

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