Goût du Québec

Le goût du Québec : l'histoire et l'origine de nos produits

Depuis l'arrivée des premiers Européens, l'agriculture a beaucoup évolué au Québec. Nos méthodes de culture se sont rationalisées et se sont adaptées à notre climat, différent de celui de l'Europe.

Traditionnellement, l'agriculture constituait la première activité économique au pays. Aujourd'hui, on compte 28 140 fermes au Québec. L'industrie laitière, l'industrie maraîchère et l'industrie porcine sont les fleurons de notre industrie agricole. Les producteurs, les pêcheurs, les transformateurs et les artisans des métiers de bouche (cuisiniers, pâtissiers, poissonniers, bouchers, charcuteries, chocolatiers, boulangers, etc.) bâtissent aujourd'hui le Québec culinaire du futur et transmettent le goût unique propre à notre culture.

L'industrie laitière

La production laitière est l'industrie agricole la plus importante au Québec. Quelque 6 750 fermes laitières fournissent le lait nécessaire à la consommation et à la fabrication des produits dérivés (fromage, crème, beurre, yogourt). Saviez-vous que nous consommons également du lait et des produits des chèvres et des brebis? Ces produits, de plus en plus en demande, correspondent à une évolution naturelle du goût des Québécois.

Sources : Profil sectoriel de l'industrie bioalimentaire au Québec 2012, MAPAQ et ISQ

Les cultures maraîchères, fruitières et céréalières

Partout au Québec, les produits de ces cultures sont très variés et poussent dans les régions propices à leur développement. Qu'elles proviennent des serres ou des champs, on peut se procurer ces denrées fraîches à l'année. Les cultures céréalières ou fourragères sont destinées en partie à nourrir le bétail et également à l'industrie de transformation, comme le tournesol pour l'huile et le blé pour la farine.

Même si la pomme est l'un des fruits les plus connus du Québec, les petits fruits sont aussi un élément important de la consommation et de la transformation agricole :

  • fraises
  • framboises
  • mûres
  • bleuets
  • canneberges

Tout comme la pomme, ces produits se partagent une place de choix sur les tables québécoises. On les retrouve sous forme de confitures, de compotes, de tartes ou de gâteaux.

La production de viandes et de volaille

Les temps ont bien changé depuis l'époque où l'on faisait « boucherie soi-même » dans les cours du Québec. Aujourd'hui, les conditions d'élevage des viandes de boucherie et de volailles sont exemplaires en matière de salubrité et d'hygiène alimentaire. La qualité de production de ces viandes dépasse nos frontières. Ainsi, on peut aisément trouver du porc du Québec en Asie ou du bison ou du wapiti d'élevage en France. De plus, il n'est pas rare de voir à Montréal le réputé agneau de l'Isle-Verte ou le veau de Charlevoix.

De nombreuses fermes d'élevage produisent des gibiers à plumes (pintade, caille, canard, etc.) et à poils (lapin, chevreuil, bison, etc.). Avec l'arrivée massive des nouvelles technologies, les producteurs ont aujourd'hui recours à des techniques modernes :

  • de refroidissement
  • de surgélation
  • d'emballage
  • d'entreposage

Ces nouvelles méthodes assurent aux Québécois des produits de meilleure qualité aux meilleurs coûts possibles dans les supermarchés et les boucheries du Québec. De plus, ces choix offrent aux chefs et aux restaurateurs la possibilité de varier les menus et de faire connaître au grand public des produits jadis issus de la chasse.

La production d'oeufs

L'industrie de la production d'œufs de consommation est florissante au Québec. Qu'ils soient à coquille brune ou blanche, de calibre petit ou gros, les œufs ont leur place de façon constante dans notre alimentation. Au même titre que les produits de l'industrie de la transformation, on les trouve dans la biscuiterie, la pâtisserie, la fabrication de charcuteries, et beaucoup d'autres préparations reliées à l'alimentation (ex. : mayonnaise, sauce, etc.). De nos jours, on les trouve même pasteurisés, sous forme liquide, prêts à être utilisés.
 

La production acéricole (sirop d'érable), une ressource exceptionnelle

Le Québec est le premier producteur mondial de sirop d'érable. Ce produit naturel issu du savoir des Amérindiens est devenu une fierté d'exportation. Il se classe au huitième rang des exportations agroalimentaires du Québec. Ses produits dérivés (beurre, sucre, bonbons, liqueur) représentent une image artisanale et moderne de notre industrie agroalimentaire.

Des chevaux, traîneaux et tonneaux, les producteurs de sirop d'érable sont passés aux systèmes informatisés liés aux tubulures qui ramènent la sève pour faire le précieux nectar. Autrefois, près de 40 litres de sève devaient bouillir pour fabriquer un litre de sirop d'érable. Aujourd'hui, grâce aux techniques modernes telles que l'osmose qui concentre le sucre de la sève, seuls 10 litres sont nécessaires.

Les produits de la mer, des eaux douces et de l'aquaculture

Au Québec, l'exploitation des richesses de la mer et des eaux douces de même que l'aquaculture comptent parmi les activités économiques motrices. La croissance des activités de pêche et de la diversification des captures de même que le raffinement des méthodes de transformation de la ressource aquatique reposent sur des critères élevés de qualité et de diversité.

Caractéristiques de la pêche en eau salée

Les pêcheurs québécois en eau salée sont principalement actifs dans le golfe du Saint-Laurent. Les quelque 8 000 hommes et femmes constituant la population riveraine des régions de la Gaspésie, de la Côte-Nord et des Iles-de-la-Madeleine sont les piliers de l'exploitation de la ressource marine.

La raréfaction de certaines espèces comme la morue et le sébaste a forcé l'administration gouvernementale et l'industrie à adopter des mesures sévères pour favoriser le rétablissement des stocks. D'autres espèces méconnues présentent cependant un excellent potentiel commercial, notamment :

  • l'aiguillat commun
  • le maquereau
  • le flétan du Groenland
  • les crustacés
  • la mactre de Stimpson
  • l'oursin

Le potentiel économique des mollusques

D'une valeur au débarquement 2 fois plus élevée que celle des poissons de fond, certaines espèces constituent les espèces nobles de nos ressources marines et se classent dans les produits haut de gamme, tant sur les marchés intérieurs qu'internationaux :

  • crustacés et mollusques
  • crabe des neiges
  • la crevette nordique
  • pétoncle
  • homard

Particularités de la pêche en eau douce

En plus de profiter des eaux marines du golfe du Saint-Laurent, le Québec possède 25 % des eaux douces du Canada. Nos lacs et nos rivières renferment plusieurs variétés de poissons d'eau douce : perchaude, barbotte, esturgeon jaune et noir, et anguille d'Amérique. À lui seul, le lac Saint-Pierre fournit 50 % du volume des captures.

L'aquaculture

Pour augmenter l'approvisionnement en produits aquatiques et répondre à la demande sans cesse croissante pour cette denrée alimentaire, le Québec déploie des efforts soutenus afin d'augmenter sa production d'espèces d'eau douce et d'instaurer une base industrielle de mollusques élevés en eau salée. L'aquaculture québécoise se caractérise en effet par des entreprises spécialisées soit en pisciculture (poissons principalement) soit en conchyliculture (mollusques).

Un secteur de la transformation soucieux d'offrir des produits de qualité

Les entreprises de transformation situées à proximité des lieux de capture disposent de matière première à l'état frais, transformée dans de courts délais afin de garantir la qualité des produits. Pour leur part, les entreprises des grands centres urbains se spécialisent dans la production de produits de consommation à valeur ajoutée, surtout destinés au marché intérieur. Parmi les plus connus, mentionnons les produits fumés, les mousses, les soupes et les plats cuisinés et marinés.

Activités sur le goût du Québec

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Dernière mise à jour : 2016-03-02

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