Le bilan des réalisations met en valeur certaines des actions accomplies par l’équipe de la Direction régionale de la Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine. Ces actions découlent de la mise en œuvre du Plan stratégique 2015-2018 du Ministère et du plan d’action annuel de la Direction régionale et elles visent pour l’essentiel à assurer la mission du Ministère.

Le ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation (MAPAQ) est une organisation qui est reconnue pour son expertise, pour l’appui qu’elle apporte aux entrepreneurs et pour son écoute à l’égard des attentes des consommateurs et des citoyens.

L’équipe de la Direction régionale se compose de 12 personnes affectées à Cap-aux-Meules, à Caplan et à Grande-Rivière qui s’emploient quotidiennement à servir la clientèle.

Bref portrait de la région

La région de la Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine est constituée de cinq municipalités régionales de comté en Gaspésie et de la Communauté maritime des Îles-de-la-Madeleine.

Au 31 mars 2017, les 245 entreprises agricoles et agroalimentaires de la région enregistrées au MAPAQ génèrent des revenus bruts totaux de 29 715 722 $. Leurs activités sont des plus variées; en voici quelques exemples :

  • 22 entreprises organisent des activités agrotouristiques à la ferme
  • 21 proposent l’autocueillette
  • 64 tiennent un kiosque à la ferme
  • 24 ont des produits certifiés biologiques
  • 34 déclarent effectuer des activités de transformation alimentaire
  • 8 vendent des paniers de légumes.

La section Savourez la Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine du portail régional vous permettra de découvrir les entreprises qui offrent ces activités ou ces produits.

La proportion des entreprises qui se consacrent à des productions animales est de 53 % et elles assurent 50 % des revenus agricoles bruts de la région.

Vaches laitières de la Ferme Cap Rouge de Bonaventure

Photographie : Emmanuelle Bois, MAPAQ

Au chapitre des revenus, voici les trois principales productions :

Animaux

  • Bovins laitiers
  • Bovins de boucherie
  • Ovins

Végétaux

  • Acériculture
  • Cultures abritées
  • Horticulture ornementale

Nous vous invitons à parcourir le profil de la région; vous y découvrirez les occasions d’affaires, les tendances du secteur agroalimentaire et les données statistiques propres à chaque MRC.

Aides financières versées en 2016-2017 dans la région

Le Ministère a investi 1 360 893 $ dans la région par l’entremise de ses programmes d’aide financière.

AGROENVIRONNEMENT  
 Entreposage des fumiers

 32 150 $

 Services-conseils

 84 690 $

 Phytoprotection

 21 993 $

 Matières résiduelles

 1 000 $

 Total

 139 833 $

DÉVELOPPEMENT ÉCONOMIQUE DU SECTEUR BIOALIMENTAIRE  
 Services-conseils

 170 666 $

 Appui à la relève et à l'établissement

 3 092 $

 Essai et innovation en agriculture

 5 942 $

 Appui au secteur biologique

 58 038 $

 Amélioration de la santé animale

 303 147 $

 Appui financier aux entreprises de transformation alimentaire

 4 100 $

 Appui au développement de partenariats d'affaires

 70 103 $

 Programme de développement du secteur agroalimentaire (PDSA)*

 131 396 $

 Soutien au transport et à l'épandage de la chaux**

 46 023 $

 Total

 792 507 $

ORIENTATION DU DÉVELOPPEMENT  
 Appui à la concertation

 93 000 $

 Appui aux initiatives

 20 450 $

 Total

 113 450 $

MISE EN VALEUR DU TERRITOIRE, DES PRODUITS ET
DES ACTIVITÉS AGRICOLES  
 Appui à la valorisation de l'agroalimentaire

 10 000 $

 Aliments du Québec: toujours le bon choix!

 45 038 $

 Total

 55 038 $

MESURES PARTICULIÈRES
Programme de crédit de taxes foncières agricoles

 254 565 $

 Autres mesures

 5 500 $

 Total

 260 065 $

 Total général de l'aide

 1 360 893 $

* Entente sectorielle intervenue entre le Conseil de développement bioalimentaire de la Gaspésie, les MRC de la région de la Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine et le MAPAQ pour le développement du secteur agroalimentaire.

** Entente particulière conclue par la Conférence régionale des élus de la Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine, le ministère des Affaires municipales et de l’Occupation du territoire, le ministère de l’Économie, de la Science et de l’Innovation et le MAPAQ pour le développement de l’agroalimentaire.

Résultats liés au premier enjeu ministériel : un secteur bioalimentaire dynamique

Voici les principaux résultats liés au premier enjeu ministériel qui comporte deux orientations :

Première orientation – Contribuer au développement économique du secteur bioalimentaire

Programme de développement du secteur agroalimentaire (PDSA) de la Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine

Une entente sectorielle d’une durée d’un an est intervenue entre le Ministère, le Conseil de développement bioalimentaire de la Gaspésie (CDBG) et les MRC de la région. Cette entente renouvelle le PDSA qui se terminera soit le 31 mars 2019 ou à l’épuisement des crédits. Le CDBG gère le fonds régional et le MAPAQ administre le programme.

En 2016-2017, le PDSA a permis de soutenir la réalisation de 50 projets, dont 16 nouveaux. Une somme de 131 396 $ a été versée aux promoteurs à l’égard d’engagements financiers de 494 029 $. Les personnes intéressées étaient informées des appels de projets soit par courriel, soit par le truchement du bulletin d’information Zoom sur l’agroalimentaire ou par l’entremise du portail régional du Ministère.

Plan d’action régional pour le développement des productions animales

Les productions animales en Gaspésie et aux Îles sont à un moment charnière. Bon nombre de producteurs se trouvent à l’étape de céder leur entreprise. De plus, le secteur ressent les effets d’un contexte mondial en mutation. Un comité, dont font partie des représentants du MAPAQ, encadrera un chargé de projet durant une période de 18 mois pour favoriser l’établissement de solutions ou d'initiatives collectives et pour stimuler la croissance des diverses productions animales.

Amélioration des techniques de production

  • Journées d’information
    La Direction régionale a organisé ou participé à l’organisation de 19 activités de transfert de connaissances, dont 7 en collaboration avec d’autres directions régionales ou organismes. Ces activités ont attiré 383 participants et certaines d’entre elles étaient présentées en visioconférence ou en webdiffusion.

De nombreux sujets ont été approfondis, au bénéfice des entreprises : ennemis de cultures, clôtures anticervidés, élevage ovin, élevage bovin, culture maraîchère biologique, acériculture, culture des céréales à paille, cultures intercalaires, etc.

Un homme taille une branche de sapin 

 Photographie : Emmanuelle Bois, MAPAQ

 

 

  • Essais techniques et adoption de nouvelles pratiques agricoles
    Huit essais techniques ont été réalisés dans l’année. Ils concernaient la culture de la patate douce, les chantiers fourragers, la méthode PEAQ, les cultures intercalaires, le contrôle du gaillet dans la rénovation de prairies, les effets physicochimiques et biologiques du travail du sol et des cultures intercalaires, la fertilisation azotée des plantes fourragères aux Îles, de même que les effets de l’utilisation des cultures intercalaires sur la disponibilité de l’azote et le contrôle des plantes nuisibles.

Nous vous présentons ci-après les résultats de deux de ces essais, à savoir la culture de la patate douce et l’efficacité des chantiers fourragers.

Culture de la patate douce
Un essai à la ferme a permis d'évaluer le potentiel de culture de cette plante tropicale qui requiert de grandes quantités de chaleur pour développer des tubercules. Trois techniques de recouvrement ont été testées : couverture flottante, mini-tunnel de plastique et sans recouvrement. Les rendements commercialisables sont fortement améliorés au moyen du recouvrement. Il est concevable de cultiver de la patate douce sous le climat gaspésien, mais l'atteinte du seuil de rentabilité reste à déterminer.

Efficacité des chantiers fourragers
Un projet a été mené conjointement par l’UPA, le Club agroenvironnemental Gaspésie-Les Îles et une dizaine d’entreprises de la région afin d’examiner les facteurs influant sur l’efficacité des travaux de récolte. Il s’agissait de mettre en lumière les différentes pratiques, techniques ou particularités des entreprises les plus efficaces quant à la récolte des fourrages. Le rendement des champs est le facteur le plus fortement associé aux indicateurs économiques que sont le coût et le temps par unité de fourrages récoltée.

De plus, nous vous présentons les résultats d’un essai commencé en 2011 sur des cultivars de saule à croissance rapide.

Les saules ont été plantés en 2011 dans huit localités du Québec, dont un emplacement à Saint-Siméon. Le projet avait pour objet d’évaluer le rendement agronomique de différents cultivars de saule à croissance rapide en fonction d’un cycle de récolte de deux ou de trois ans. Les suivis sont effectués annuellement et se termineront en 2018. Les résultats préliminaires de 2015 indiquent que les cultivars du groupe SX sont les plus prometteurs. Le rendement des saules poussant à Saint-Siméon varie de 2,8 et 4,7 tonnes de matières sèches par hectare par année (soit le meilleur rendement avec le cultivar SX61) et il est associé aux variables climatiques et physicochimiques du sol. Étant donné que les rendements ailleurs au Québec sont nettement plus élevés (jusqu’à quatre fois supérieur), il est à démontrer quelle en est l’incidence sur le potentiel de mise en culture intensive des saules dans une courte rotation en Gaspésie.

  • Utilisation des services-conseils par les jeunes entreprises
    Parmi les entreprises qui comptent moins de 5 ans d’activité, 23 % ont bénéficié de services-conseils dans la dernière année. Ces entreprises se consacraient à la production animale, à l’acériculture, à l’horticulture maraîchère ou ornementale, à la culture de la pomme de terre ou à la transformation alimentaire.
  • Soutien des initiatives collectives
    En vertu de son plan d’action, la Direction régionale a priorisé le soutien des projets à portée collective. Ainsi, 58 entreprises ont participé aux projets suivants :
    • L’amélioration génétique et la reproduction dans la production laitière;
    • L’insémination et la synchronisation des chaleurs dans la production bovine;
    • Les mesures de protection contre la déprédation des cervidés dans les cultures horticoles;
    • La CUMA (coopérative d’utilisation de matériel agricole) des Îles-de-la-Madeleine;
    • La Coopérative de solidarité en production animale des Îles-de-la-Madeleine pour le maintien des services d’abattage. Une entente sectorielle est en voie d’être conclue entre la Communauté maritime des Îles-de-la-Madeleine et le MAPAQ en vue de maintenir les activités d’abattage à la Coopérative de solidarité en production animale des Îles-de-la-Madeleine. Il s’agit d’un service essentiel pour les dix entreprises madeliniennes qui l’utilisent.
    • La mise en place d’un réseau interrégional concernant le raisin de table sous un climat froid. Trois entreprises de la région aménageront une parcelle de vignes pour l’essai de plusieurs cépages. En tout, dix entreprises de quatre régions se trouvant sous un climat frais participent à l’expérience.

Développement de la fonction de commercialisation

  • Un circuit agrotouristique à caractère gourmand a vu le jour aux Îles-de-la-Madeleine. Sept entreprises agricoles se joignent au Circuit des saveurs qui permet aux promoteurs d’activités agrotouristiques de bénéficier d’un accompagnement et de mettre au point des programmes d’interprétation de qualité. Les visiteurs sillonneront des lieux qui combleront leurs attentes élevées en matière de participation, d’authenticité et de découverte comme à l’égard des produits proposés et des personnes qui les offrent. Un cahier des charges guide les entreprises dans l’atteinte des standards exigés. Le circuit a été mis en œuvre par l’organisme Le Bon Goût frais des Îles de la Madeleine, en collaboration avec Tourisme Îles de la Madeleine et le créneau ACCORD Récréotourisme Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine.
  • La campagne « Aliments du Québec : toujours le bon choix! » a permis à cinq organismes de promouvoir les produits régionaux par le truchement de marchés publics, de festivals, de guides ou de tours gourmands. Ces activités ont rejoint plus de 60 000 personnes dans la région et à l’extérieur de celle-ci.
  • Deux journées de formation sur la mise en marché des produits régionaux ont eu lieu au mois de janvier 2017. L’activité était destinée aux producteurs agricoles et aux transformateurs et avait pour objet d’adapter la mise en marché en fonction de leurs besoins.
  • Une formation sur le calcul du coût de revient des produits agroalimentaires a été offerte aux entreprises des Îles-de-la-Madeleine. L’activité a été bien reçue et appréciée des participants.
  • Les entreprises de la Baie-des-Chaleurs ont reçu une formation intitulée « Votre présence sur le Web – Optimisez votre utilisation du Web et des réseaux sociaux ».
  • Développement du marché institutionnel
    L’activité « Offrir notre Gaspésie dans les menus institutionnels, c’est gagnant! » s’adressait aux responsables de cuisine d’établissement. Plus de 60 personnes ont partagé leurs connaissances sur les rouages du marché des établissements publics et parapublics, démystifié les mécanismes d’appel d’offres, participé à un atelier sur les coûts de revient par assiette et rencontré des entrepreneurs. Organisée par le Conseil de développement bioalimentaire de la Gaspésie (Gaspésie Gourmande), l’activité avait pour objet de mieux positionner les produits gaspésiens dans les établissements.

Développement du secteur de la transformation alimentaire

Une meilleure connaissance des services mis à disposition par le centre Merinov et par Gimxport, le soutien financier offert par le Réseau Agriconseils Gaspésie-Les Îles et le Programme de développement du secteur agroalimentaire (PDSA) ont favorisé l’utilisation des services-conseils par les entreprises de transformation alimentaire. Ainsi, la valeur des services fournis est passée de 1 500 $ en 2015-2016 à 12 050 $ en 2016-2017.

Un homme sort des saucissons d'un four

Photographie : Emmanuelle Bois, MAPAQ

Établissement de la relève agricole dans la production bovine

Grâce au partenariat du Centre de formation agricole de Saint-Anselme, du Centre de formation professionnelle L’Envol, d’Emploi-Québec, du Collectif en formation agricole Gaspésie-Les Îles et du MAPAQ, quatre producteurs agricoles pourront obtenir un diplôme d’études professionnelles en productions animales. La formation est offerte en ligne, alors que les enseignants iront évaluer les pratiques directement à la ferme. L’obtention de ce diplôme permet aux membres de la relève de pouvoir profiter de la subvention à l’établissement de 20 000 $ de La Financière agricole du Québec.

Deuxième orientation – Soutenir un développement bioalimentaire responsable

Développement de la production biologique

  • La région compte 24 entreprises agricoles ayant des produits certifiés. Ce nombre est en constante progression.
  • Quatre entreprises agricoles sont en voie de reconversion vers la production biologique.
  • Quatre transformateurs alimentaires font des produits biologiques.
  • De belles occasions se présentent en ce qui regarde les marchés. Un comité, dont font partie des représentants du MAPAQ, encadrera une chargée de projet pour une période de 18 mois en vue de coordonner des actions pour soutenir la croissance des activités agricoles biologiques.
  • Grâce au volet 1 du Programme d’appui pour la conversion à l’agriculture biologique, huit entreprises ont bénéficié d’une aide financière de 47 000 $.
  • On compte trois nouveaux utilisateurs de services-conseils axés sur l’agriculture biologique.
  • Dans le contexte de la Stratégie de croissance du secteur biologique, 16 entreprises ont pu se partager une somme de 10 933 $ en vertu de la bonification de l’aide aux services-conseils.

 

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Dernière mise à jour : 2017-12-20

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