​Des aides financières pour des travaux de lutte à l’érosion

C’est bien connu, l’agriculture s’intensifie à vitesse « grand V ». Les champs sont aménagés de manière à cultiver de plus grandes superficies et à évacuer l’eau de surface le plus rapidement possible. On pourrait penser que cette façon de faire n’apporte que du positif, mais la réalité en est tout autre. Le drainage de surface, lorsqu’il est mal planifié, peut apporter d’importants problèmes d’érosion et l’aménagement d’ouvrages de conservation aux endroits stratégiques demeure un incontournable pour les contrôler efficacement. Heureusement, le programme Prime-Vert vient en aide aux producteurs agricoles pour protéger les sols et les cours d’eau.

Voie enrochée en bordure d’une culture de maïs
© Photo : Alexandre Arel, MAPAQ
Les avaloirs, l’enrochement des berges, l’aménagement de voies d’eau engazonnées, les bassins de stockage d’eau, etc., sont de bons exemples d’ouvrages de conservation des sols permettant à l’eau du champ de circuler et d’être évacuée en minimisant l’érosion.

Les multiples visages de l’érosion

L’érosion peut être identifiée de bien des façons : présence de ravines dans les champs, accumulation de sédiments dans le bas des pentes et dans les cours d’eau, bris de talus, régression de fond dans les fossés, etc. Peu importe le cas, la solution la plus efficace pour contrer le problème est habituellement l’adoption de bonnes pratiques culturales (rotation de cultures, cultures fourragères, semis direct, plantes de couverture, cultures intercalaires, etc.). Malgré tout, cela ne s’avère pas toujours suffisant. Notamment dans les champs à pente forte où la concentration d’eau crée des ravines. Les confluences entre le champ et le cours d’eau, soit les sorties de drains, les raies de curage et les fossés, sont également des sources d’érosion. Il est alors nécessaire d’aménager des ouvrages de conservation des sols pour régler la situation.

Si ces problématiques se retrouvent chez vous, vous pouvez communiquer avec un conseiller du MAPAQ qui établira si votre problématique est admissible au programme Prime-Vert, notamment en analysant des données géomatiques ou en réalisant au besoin une visite de vos champs. Si admissible, vous aurez à déposer au MAPAQ un exemplaire de votre Plan d’accompagnement en agroenvironnement (PAA) mis à jour, incluant un plan d’action à réaliser pour corriger les problématiques agroenvironnementales de l’entreprise. Par la suite, vous pourrez planifier les travaux en faisant appel à un professionnel habilité qui créera un dossier technique. Ce dernier est un document comprenant les plans et devis des travaux, la liste des matériaux, une estimation des coûts et les autorisations en lien avec votre projet (MRC, municipalité, etc.). Ce professionnel aura aussi à réaliser une surveillance des travaux et à déposer une attestation de conformité.

L’aide financière du programme est de 70 % des dépenses admissibles (honoraires professionnels pour la préparation du projet et sa surveillance, pierre, machinerie, géotextile, matériaux de drainage, etc.) pouvant être majorée à 90 % si les travaux sont situés à l’intérieur d’une approche collective reconnue par le Ministère (ex. bassin versant prioritaire). Il est même possible d’obtenir une bonification de l’aide financière si l’entreprise participe aux travaux.

Et comme une image vaut mille mots, voici une série de photos d’ouvrages de conservation des sols (PDF, 5,2 Mo) réalisées chez des entreprises agricoles de la région dans le cadre du programme Prime-Vert.

Pour en savoir plus :

MAPAQ – Direction régionale du Centre-du-Québec : 819 293-8501​


Alexandre Arel
Conseiller en agroenvironnement

Date de diffusion : 2015-05-14
 
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Dernière mise à jour : 2020-08-31

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