Indices des prix des aliments et des prix à la consommation

En raison des prix élevés des viandes, spécialement de la viande de bœuf, la progression de 3,5 % des prix des aliments au Québec a été singulière en 2015. Il faut remonter à 2011 pour constater une augmentation de cette ampleur. Dans le cas des boissons alcoolisées, l’accroissement a été de 3,0 %, un taux jamais vu depuis 2001. En ce qui a trait à l’ensemble des prix à la consommation (inflation), la croissance a été plus modeste, à savoir 1,1 %, notamment en raison de la baisse des coûts de l’énergie et du carburant.

La croissance des prix alimentaires a été plus vigoureuse pour les aliments achetés dans les magasins (+ 3,8 %) que pour ceux achetés dans les restaurants (+ 2,8 %). C’est le cas également pour les boissons alcoolisées, qui présentent une progression des prix de 3,3 % dans les magasins et de 1,7 % dans les restaurants.

Les aliments ayant le plus contribué à la poussée des prix sont le bœuf (+ 16 %), le porc (+ 6 %), les légumes frais (+ 5 %), les fruits frais (+ 5 %) et la volaille (+ 5 %). D’autres aliments ont contribué modérément à la hausse, notamment le café et le thé (+ 4 %), les produits céréaliers (+ 3 %), les œufs (+ 3 %) et les boissons alcoolisées (+ 3 %). À cette envolée des prix du bœuf s’ajoute le fait qu’aucun groupe d’aliments n’a montré un fléchissement des prix en 2015.

L’augmentation du prix de la viande de bœuf s’explique par la faiblesse de l’offre sur le marché, qui n’a pu répondre à la demande. Dans le cas de la viande de porc et de la volaille, le contexte nord-américain de production, jumelé à une demande croissante des consommateurs, qui se sont tournés vers ces viandes en raison du prix élevé du bœuf, a entraîné les prix à la hausse.

Pour les boissons alcoolisées, l’augmentation est attribuable à la poussée des prix de la bière achetée au magasin (+ 5,6 %), qui s’explique notamment par l’accroissement du prix minimum fixé par la loi et de la taxe de vente perçue en magasin. Un autre facteur est l’impact inflationniste qu’a eu le repli du dollar canadien par rapport à la devise américaine sur les produits importés tels que les fruits et légumes ainsi que les boissons alcoolisées. En contrepartie, la faiblesse du huard a attiré les acheteurs de viande des autres pays, ce qui a exercé une pression haussière sur la demande et les prix de vente au Canada.

Variation (%) des prix alimentaires au Québec en 2014 et en 2015

2014 2015
IPC (ensemble des biens et des services) ou Inflation 1,4  1,1
 Aliments et boissons non alcoolisées
 2,2  3,5
Aliments achetés au magasin
1,8 3,8
Viande de bœuf
13,3 15,7
Viande de porc
 10,8 5,8
Poisson
 8,4 0,1
Légumes frais
 5,3 5,3
Fruits frais
 2,8 4,9
Volaille
 1,4 4,8
Graisses et huiles
 0,5 1,2
Œufs
 0,3 3,0
Café et thé
 -6,2 4,4
Produits céréaliers
 -3,6 3,4
Sucre et confiseries
 -2,9 1,0
Produits de boulangerie
 -1,2 1,3
Produits laitiers
 -0,8 0,7
Aliments achetés au restaurant
3,6 2,8
 Boissons alcoolisées
 0,2 3,0

Source: Statistique Canada; compilation du MAPAQ.


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Dernière mise à jour : 2015-11-11

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